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Les aventures extraordinaires d’une jeune vierge innocente

Les aventures extraordinaires d'une jeune vierge innocente
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Les grandes dalles du couloir qui la ramènent à sa cellule sont glacées. La jeune nonne frissonne. Nue sous sa robe de bure, elle sent monter l’air froid le long de ses jambes et elle a hâte de regagner son lit. Elle est épuisée. Après une journée de tâches harassantes, il a encore fallu assister à l’office de nuit avant de pouvoir prendre quelques heures de repos. L’abbaye est immense, un vrai dédale de couloirs et d’escaliers, de salles et de chapelles. Caché sous la capuche de sa cape de laine, on ne voit pas vraiment son visage, mais elle semble très jeune, presqu’une adolescente et on la regarde passer avec compassion, cette frêle jeune femme dans ce vaisseau de pierre où ses pas résonnent.

Elle n’a pas choisi cette vie, cette petite, oh non, et si elle pouvait, elle fuirait ce lieu. Il n’y a aucune joie, ici, aucune solidarité. L’amitié est impossible en ces murs, elle est proscrite. Il n’y a pas d’hommes non plus, bien sûr, mais ce ne sont pas les hommes qui lui manquent, à notre petite demoiselle, car elle n’en a pratiquement jamais vue.
Elle s’appelle Isabelle et quand elle arrive enfin dans sa cellule, quand elle en tire le rideau et qu’elle enlève la cape et la jette sur le lit, on voit à la pâle lueur de la torche qu’elle mérite bien son nom, Isabelle, car elle est particulièrement jolie, de longs cheveux blonds, un petit nez pointu et une bouche gourmande. C’est un rêve de jeune fille et elle ne le sait pas. Il n’y a pas de miroirs ici et elle n’a jamais pu se voir. Elle ne se souvient pas de son arrivée, mais elle était probablement toute petite, vendue il semblerait par sa mère aux nonnes.
Elle s’allonge, enfin. Elle ferme les yeux, enfin. Elle pourrait lire un peu, mais elle n’a qu’une bible et qui peut lire la bible quand il a travaillé dur toute la journée, surtout qu’il a fallu l’apprendre par cœur et la réciter pendant toute son enfance. Elle le hait, ce livre, avec ses histoires tordues de frères qui jalousent leur frère, de femmes qui trompent leurs maris et de Dieu cruel qui n’hésite pas à brûler et à tuer ceux qui lui résistent.

Bientôt la lumière va s’éteindre et elle pourra enfin profiter du seul bon moment de la journée. Elle ne sait pas trop comment marchent ces torches qui s’allument et s’éteignent suivant la volonté de la mère supérieure, peut-être un mécanisme, peut-être une magie occulte, personne ici ne se sent autorisé à en parler. En tout cas, quand les lumières s’éteignent, Isabelle est enfin seule et depuis quelques mois, elle a trouvé un moyen merveilleux pour se faire du bien. Il y a un endroit de son corps dont personne ne lui a jamais parlé, un petit bouton caché entre ses jambes, une révélation ! Il suffit de presser le bouton, de le secouer un peu dans tous les sens et on se sent tout de suite merveilleusement bien. Isabelle ne sait rien de son corps. Il est interdit de le regarder. Même quand elle a droit à la toilette, une fois par semaine, une vieille surveillante est là et elle doit se laver avec un gant de crin, sous sa robe de bure qu’elle ne quitte jamais.
Les yeux fermés, allongée sur le lit, il suffit de se raconter une histoire, de presser doucement le bouton, puis de plus en plus fort et on gagne le paradis sans avoir besoin de mourir. Bien sûr, les vieilles nonnes à moustache ne vous apprennent pas à se servir de ce bouton. Peut-être ne savent-elle-même pas qu’il existe, ou peut-être que le leur ne fonctionne plus depuis longtemps. Mais Isabelle est bien contente de cette découverte et elle attend chaque soir avec impatience l’extinction des feux.
Bon, ce soir, la torche tarde à s’éteindre. Elle réfléchit à l’histoire qu’elle va se raconter. Le début est toujours le même : elle s’évade de l’abbaye. Elle se sauve à toutes jambes, parfois avec une autre novice comme elle, parfois seule. Ensuite, elle varie. Il lui arrive de s’allonger dans le foin d’une grange avec l’autre novice. Parfois, elle est capturée par des brigands, mais elle bute vite sur ce que les brigands pourraient bien lui faire. La bible n’est pas très explicite sur les rapports entre les hommes et les femmes, même si cela a l’air de passionner l’humanité toute entière. Le meilleure rêve est celui où une reine en voyage la recueille dans son carrosse.

La reine est belle, souriante et elle lui demande un service en échange de son hospitalité. Elle a besoin d’une amie pour s’occuper de son bouton secret. C’est ce rêve-là qu’Isabelle choisit pour ce soir, une fois de plus. Les paroles de la reine, la belle robe que l’on trousse, tout cela excite considérablement notre jeune novice. Mais la lumière refuse de s’éteindre. Peu importe, pense-t-elle, la nuit est bien avancée et personne ne se promène à cette heure dans les couloirs.
Isabelle fourre une main sous sa robe. La reine pose ses lèvres sur les siennes. Le doigt d’Isabelle se glisse le long de sa fente humide. Oh, c’est déjà si bon ! La reine la supplie de continuer. Le doigt d’Isabelle découvre son bouton caché, le triture méchamment. Elle gémit.
Oh, a-t-elle vraiment gémi ? Elle ouvre les yeux, le cœur battant. La surveillante est là, l’air sévère, au pied de son lit, qui la regarde.
Il a fallu paraître devant la mère supérieure. Il a fallu avouer ses fautes, les répéter encore et encore devant les autres novices assemblées. Il a fallu accepter d’être fouettée par la surveillante et Isabelle a bien vu le sourire de plaisir de celle-ci quand elle a empoigné la canne avec laquelle elle allait la frapper. Cette vieille toupie n’a pas besoin de jouer avec son bouton, c’est en fouettant les novices qu’elle prend son plaisir, Isabelle en est sûre.

Ensuite, on l’a mise au cachot, dans une cellule minuscule, sans lumière et sans lit. Cela a duré des jours et des nuits, un morceau de pain chaque matin, un seau pour les besoins que personne ne vidait, le bruit des rats et des chauves-souris qui sont chez elles dans les profondeurs secrètes de l’abbaye. Comme Isabelle a eu peur ! Elle a cru qu’elle finirait par mourir au fond de sa geôle.
Mais ce matin, la surveillante ouvre sa porte et lui dit de sortir. On la mène à nouveau vers les hauteurs, jusque dans la tour de la mère supérieure. La pièce où elle se tient est immense, décorée de tentures. Par les fenêtres, Isabelle voit les jardins et au loin, la forêt qui couvre le monde, dit-on. Un mur entier est une bibliothèque. Pourtant, quand Isabelle demandait si elle pouvait lire autre chose que la bible, on lui répondait que la lecture était un pêché.
La chanoinesse est une femme mûre, grande, belle, sûre d’elle-même et de son autorité. Elle toise Isabelle avec l’œil du loup pour l’agneau. Elle avait bien repéré cette petite oie parmi les novices, fraîche et innocente. C’est pourquoi elle avait demandé qu’on la surveille particulièrement. Et voilà que la jeune coupable est à sa merci. Elle s’en pourlèche les babines par avance. Isabelle ne voit pas sa mine avide, elle baisse les yeux en espérant qu’elle va échapper aux coups de canne, cette fois-ci.

• — Alors, jeune pécheresse, vous repentez-vous ? dit-elle de sa voix forte dès qu’on les a laissées seules.
• — Oui, mère.
• — Savez-vous au moins pourquoi vous avez été punie ?
• — Oui, mère.
• — Eh bien expliquez-le-moi, s’il vous plaît.
• — Je me suis touché le bouton interdit, murmure Isabelle, craignant la colère de la mère à tout moment.
• — Quelle idiote ! rugit celle-ci. Ma pauvre fille, tout le monde ici se le touche, ce fameux bouton. Vous croyez-vous si originale ? Vous avez été punie pour une raison bien plus simple. Vous avez été punie parce que j’avais envie de vous punir, voilà la seule et véritable raison. Et puis, faire un exemple devant les autres sottes n’est pas mal non plus, surtout que certaines parmi vos sœurs apprécient au plus haut point les séances de canne. Maintenant, demandez-moi s’il vous plait pourquoi j’avais envie de vous punir.
• — Pardon, mère, mais ce serait mal de vous demander des comptes sur vos actions, il me semble.
• — Je t’ordonne de me le demander ! Faut-il que je te fouette pour que tu le fasses ?
• — Oh non, mère ! Pourquoi vouliez-vous me punir ?
• — Nous y voilà, petite. Je voulais que tu aies le temps de réfléchir un peu au cachot avant de t’amener ici, avec moi, dans cette tour. Tu vois, ici, aucune règle ne s’applique. On peut lire, jouer, manger, boire, baiser autant qu’on le veut. La seule règle est ma volonté. Est-ce que tu comprends cela ? Est-ce que tu peux imaginer ta vie, si tu pouvais rester avec moi et profiter de cette merveilleuse liberté ? Parle, dis-moi ce qui te ferait plaisir et je te dirai ce qu’il faut faire pour l’obtenir.
• — Ce qui me ferait plaisir, mère ?
• — Oui. Ce que tu souhaites le plus au monde, dis-moi.
En parlant, la chanoinesse a commencé à tourner autour de la jeune nonne et elle la frôle ou la touche par instants, remettant une mèche sous son voile, posant une main sur son épaule. La question est difficile et Isabelle se tait, regardant le sol et ressentant la main sèche de la mère sur son épaule comme une serre de rapace.

• — Alors, petite ? insiste la supérieure.
• — Je sais bien ce que je voudrais mais cela ne va pas vous plaire, mère.
• — Parle, enfin ! Mon temps est précieux.
• — Je voudrais partir d’ici. Je voudrais vivre dans le monde, loin de ces murs et de ces cellules.
• — Eh bien, celle-là, on ne me l’avait jamais faite ! Je te propose une vie dorée et toi, tu veux partir. Et bien soit. A ton avis, qui peut t’autoriser à partir ? Qui peut te munir d’un pécule et d’une recommandation pour que tu trouves un emploi dans une grande ville ?
• — Vous, mère.
• — Je ne te le fais pas dire ! Moi ! Et moi, qu’est-ce que je souhaite en échange ? Qu’en penses-tu ?
• — Je ne sais pas, mère.
• — Eh bien pose la question, petite. Pose enfin cette question !
• — Que souhaitez-vous que je fasse, mère, pour que vous me laissiez partir ?
• — Je t’ai choisie avec soin, tu sais ? Tu me plais beaucoup et je voudrais que tu t’occupes de moi pendant quelque temps. Ensuite, tu pourras partir et vivre ta vie.
• — Que je m’occupe de vous, mère ?
Maintenant, la chanoinesse tripote carrément Isabelle, enlace sa taille, caresse sa joue, empoigne un sein.

• — C’est cela, oui. Il faudra que tu me déshabilles, et que tu te déshabilles, que tu dormes dans mon lit, que tu te laisses embrasser aussi et puisque tu es une spécialiste du bouton d’amour, il faudra que tu t’occupes du mien, que tu l’embrasses, que tu le suçotes. Bref, tu seras ma mignonne et quand je te le demanderais, tu me feras du bien. Tu vois, rien de bien difficile. Acceptes-tu cette offre généreuse ?
• — Non, mère. C’est très laid, ce que vous me demandez. Je ne vous aime pas, mère. Aussi, je ne souhaite pas faire toutes ces choses qui valent aux autres nonnes des coups de canne et des séances au cachot. Je sais bien que vous allez me battre parce que je refuse mais tant pis, je préfère la canne.
La porte de l’abbaye s’ouvre, une lourde porte de chêne, vieille de plusieurs siècles. Isabelle sort, suivie du regard par de vieilles nonnes musculeuses, bâties comme des armoires. Puis la porte se referme et la jeune femme s’éloigne. La chanoinesse a préféré cette solution pour cesser de penser à la jeune insolente, pour éviter de la tuer sous les coups, ce que Dieu, forcément, lui reprocherait.

Mais la petite novice n’a ni pécule, ni recommandation, pas même un léger paquetage. Elle part avec la robe de bure qu’elle n’a pas pu laver depuis le cachot et des sabots de bois aux pieds. Le chemin qu’elle suit traverse des champs où travaillent des sœurs qui la regardent s’éloigner avant de reprendre leur tâche. Elle ne sait pas où elle va. Elle ne sait rien du monde. Mais elle n’a pas peur pour autant, ignorante aussi des dangers qui guettent une jeune femme sur les chemins. Elle hume l’air frais du printemps, elle regarde les collines à l’horizon, elle espère la rencontre de ses rêves. Mais personne ne circule sur ces chemins. Elle est seule et la route est longue. Elle chante pour se donner du courage et des oiseaux l’escortent, charmés par la beauté de sa voix.
Au bout d’une longue ligne droite, il y a la forêt, un grand bois sombre dans lequel sa route s’enfonce. Isabelle se rappelle la forêt qu’elle voyait depuis la tour de l’abbaye. Elle y est enfin. Sa vie va pouvoir commencer. Mais le bois est serré, obscur et on ne voit trace de vie nulle part. Même les petits oiseaux ont disparu. La lumière du soleil pénètre difficilement jusqu’au sol. Isabelle marche et marche encore, pendant de longues heures. Ses pieds dans les sabots sont couverts d’ampoules, si bien qu’elle finit par les ôter, continuant son chemin avec ses souliers à la main.
Le jour finit sans qu’elle n’ait rien vu d’autre que des arbres. Bientôt elle ne distingue plus la route devant elle. Elle se blottit au pied d’un grand chêne. Elle a froid, un peu, mais pas autant que dans le cachot. Elle a faim, un peu, mais elle a pu boire l’eau d’un petit ruisseau qu’elle a croisé dans l’après-midi alors ça va. Elle essaye de s’endormir, mais elle n’y parvient pas. Elle pense à se caresser, mais elle n’a plus d’histoires dans la tête. La réalité est si présente, si impressionnante qu’elle est incapable d’imaginer autre chose que l’obscurité et le silence.

Mais le bois n’est pas si vide qu’elle le croyait et bientôt, les bruits et les cris des bêtes nocturnes occupent l’espace. Des branches qui craquent, des hululements, des bruits de gorge et des hurlements de bêtes qui meurent l’empêchent de s’endormir. Cela dure une éternité et puis à l’Est, une lueur transperce le couvert des arbres et Isabelle, épuisée, s’endort. Quand elle se réveille, elle sent la main de la mère supérieure sur son épaule. Elle croit être encore dans son rêve et tente de la chasser. Mais quand elle tourne la tête, elle voit une bête immonde accrochée à son épaule, une sorte d’immense chauve-souris avec une bouche pleine de dents pointues qui la mord cruellement et des griffes acérées qui lui labourent la chair.
Elle hurle, ce qui est inutile, mais aussi elle se redresse et dans la panique, écrase la bête entre l’arbre et elle. Le monstre lâche prise et s’envole lourdement. Son envergure est immense et son vol silencieux. Il disparaît presqu’aussitôt dans l’obscurité du bois. Isabelle inspecte sa blessure et décide qu’elle n’y peut rien. Lentement, elle reprend sa marche sur le chemin. Elle se promet d’être plus attentive, mais elle a déjà si peu dormi. Au bout d’une heure, elle se rend compte qu’elle a oublié ses sabots là où elle a passé la nuit. Elle ne fait pas demi-tour. Tout lui est égal, elle ira pieds nus. Elle commence à comprendre que la chanoinesse l’a condamnée à mort. Mais elle est libre. Mourir libre, c’est déjà ça mais si jeune, c’est dommage.
Puis elle croise un nouveau ruisseau. Elle lave sa plaie, doucement parce que c’est si douloureux et elle boit. Elle voit une petite grenouille qui la regarde. Est-elle enchantée ? Isabelle lui parle, mais la grenouille ne répond pas et saute dans l’eau fraîche du ruisseau. La jeune femme reprend sa route. Elle voit des champignons noirs au pied d’un arbre. Elle meurt de faim, mais craint qu’ils ne soient vénéneux.

Le chemin n’a pas de fin et il va vraiment falloir qu’elle mange. Et puis elle a assez marché, ses pieds sont en sang. Elle s’assoit un moment au pied d’un bel érable. La vie semblait si prometteuse depuis sa couchette dans sa petite cellule. Soudain, la terre tremble. Les troncs bougent autour d’elle, les feuilles volent à travers le sous-bois. Cela arrive une fois, deux fois. On dirait le pas d’une montagne qui marche. Surprise, Isabelle se relève et à ce moment, l’érable contre lequel elle s’appuyait s’effondre sous une poussée gigantesque.
Elle bondit de côté et se retourne pour se trouver face au monstre le plus effrayant qu’elle ait jamais vu. Il est immense, de la hauteur des arbres et se déplace sur deux pattes, comme un humain. C’est tout ce qu’il a d’humain, d’ailleurs, car ses bras sont des sortes de tentacules et sa tête… sa tête est si effroyable qu’Isabelle qui ne croit plus en rien se met à prier. Elle tombe à genoux sans regarder le monstre mais le monstre, lui, la regarde de ses yeux rouges. Il ne marche plus, il sort d’une bouche bavante une langue immense, fourchue et noire. La petite humaine semble à son goût.

Ainsi le diable existe, pense Isabelle qui s’apprête à mourir. À ce moment, tandis qu’elle observe un limaçon à ses pieds – fuis, petit limaçon, fuis donc ! – une cavalcade s’ajoute aux bruits dégoûtants que le monstre fait avec sa bouche tandis qu’un tentacule qu’il a lancé en avant approche du corps fragile de notre jeune héroïne. Isabelle voit un archer viser le monstre, elle voit un cheval bondir par-dessus l’érable abattu. Elle ne sait pas trop ce qu’elle voit, tout va si vite car la flèche a filé et transperce déjà le torse velu du monstre tandis qu’une deuxième vole à travers la clairière.
Transpercé de toutes parts, l’horrible diable s’effondre comme un nouvel arbre qu’on abat, avec un bruit d’égout qu’on débouche. Le calme revient. Devant Isabelle, un centaure se tient immobile, son arc encore à la main, un regard sévère posé sur elle.

• — Tiens, dit-il, un humain. Cela fait longtemps que l’on n’en avait pas vu dans les parages.
Il parle une langue ancienne, mais Isabelle le comprend, car elle a appris tant de choses inutiles dans l’abbaye. Comme elle n’ose pas bouger, l’homme (ou l’animal ?) reprend :

• — Je ne voudrais te presser mais les Groks ne se déplacent jamais seuls. Les autres ne doivent pas être loin. Si tu montais sur mon dos, je pourrais t’emmener dans un endroit moins fréquenté.
Courageusement Isabelle s’approche du corps de cheval de la créature. C’est une bête magnifique, haute, grise et tachetée de noir. Elle lève les bras, mais se rend compte qu’elle n’arrivera jamais à grimper aussi haut. Le centaure le comprend et la partie homme la prend dans ses bras comme si elle était un écureuil et la pose sur son dos.

• — Tiens-toi à ma taille, dit le centaure, comme sur une moto. Les courses dans la forêt ne sont pas de tout repos.
La jeune novice ne sait pas ce qu’est une moto, mais spontanément, elle s’accroche au torse humain devant elle tandis que la créature bondit à nouveau par-dessus le tronc de l’érable. Ils filent comme le vent, slalomant entre les arbres, bondissant au-dessus des taillis, dérangeant des crapauds, des blaireaux et d’autres bêtes qu’Isabelle ne connaît pas. Elle appuie sa joue contre le dos du centaure et pour la première fois depuis longtemps, elle se sent bien. La peau de la créature est chaude, il sent bon et la jeune femme se délecte de sa chair nue sur le dos du centaure, malaxée par les mouvements de la monture. C’est une sensation nouvelle et des plus agréables.
Isabelle ne sent pas le temps qui passe et s’étonne d’arriver si vite. Ils pénètrent au pas dans une immense clairière au centre de laquelle se tient un bâtiment de pierre. Le centaure sort une clef d’une sacoche de cuir qu’il porte en bandoulière et ouvre la porte monumentale de son écurie. A l’intérieur, tout est sombre. Le sol est recouvert de paille et de crottin. A quoi Isabelle s’attendait-elle ? Dès le seuil franchi, le centaure lui intime de laisser sa robe à l’extérieur.

• — Ton vêtement sent la mort, argumente-t-il. Il est hors de question que tu empuantisses mon écurie avec ça.
La jeune novice qui a passé sa vie à obéir jette sa robe au-dehors. La maison du centaure sent pourtant assez fort le crottin.

• — Tiens, une femelle ! commente la créature quand elle entre nue chez lui. Fais comme chez toi, humaine. Si tu as faim, il y a du foin en quantité et peut-être une caisse de pommes au fond de la baraque.
Lui-même récupère une brosse de crin posée sur un guéridon devant un grand miroir et commence à se bouchonner avec forces contorsions. Isabelle mange des pommes en l’observant.

• — Cela ne semble pas très pratique, remarque-t-elle. Est-ce que vous voulez que je vous aide ?
• — Tu ferais ça pour moi ? Ce serait merveilleux ! Tu serais la meilleure humaine que j’ai jamais rencontrée !
• — Je m’appelle Isabelle. Passez-moi la brosse. Vous rencontrez souvent des humains ?
• — De-ci de-là, des ramasseurs de champignons, des bandes de voleurs, surtout des mâles. Il paraît que mon nom est Darius. C’est soi-disant écrit dans un vieux manuscrit, mais moi, je ne l’ai jamais vu, ce livre. Hmmm ! C’est bon ce que tu me fais.
Isabelle frotte avec plaisir le cuir sombre et chaud. En se penchant un peu, elle découvre un gros serpent noir sous le ventre de l’animal.

• — Euh, demande-t-elle, faut-il que je frotte aussi ce truc ?
• — Un truc ? réagit le centaure. Quel truc ?
• — Le gros boudin sous votre ventre, dit-elle en rougissant, sans savoir pourquoi.
• — Ah ! La source de tous mes problèmes, petite. Une vraie calamité ! Tu sais au moins ce que c’est ?
• — Pas vraiment. Il n’y avait pas de dessin dans mon livre, ni de centaures.
• — Oh ! une petite humaine vierge et innocente ! Malédiction ! Eh bien, il s’agit de mon membre viril. Tous les mammifères en ont un. Il grossit sous les caresses et quand il est dur, on l’enfonce dans le con des femelles. Voilà, ton éducation sexuelle est faite. Malheureusement, il n’y a pas de centaure femelle. Nous sommes des aberrations génétiques. Et c’est un grand malheur.
• — Pourquoi cela ?
• — Mais où veux-tu que j’enfonce mon vit, fillette ? Le con des femmes est beaucoup trop étroit. Je le sais, j’ai essayé. Quant aux juments, elles nous fuient et nous mordent. Je te jure, une calamité. De temps en temps, je fourre une vache, mais je n’en suis pas fier.
À ce moment-là, tandis qu’Isabelle cherche à exprimer sa compassion avec élégance -le membre énorme du centaure l’empêche de se concentrer sur la conversation – à ce moment-là, on entend une grande clameur qui provient de la forêt.
Darius sursaute et se précipite à l’extérieur de sa masure, suivi par notre jeune fille peu rassurée. La nuit vient de tomber. On voit au loin des torches éclairer les bois et la clameur devient de plus en plus forte. Mais Isabelle ne parvient pas à comprendre ce qui est crié.

• — Oh non ! Encore ces foutus villageois ! s’exclame l’équidé.
• — Qu’est-ce qu’ils veulent ? demande Isabelle.
• — Je ne sais pas, mais il faut se tirer d’ici. S’ils nous trouvent, on va passer un mauvais quart d’heure. Ces crétins considèrent toutes les créatures de la forêt comme des êtres maléfiques, nous, les groks, les dragons, le surfer d’argent, tous dans le même sac. L’ennui, c’est que je ne peux pas te prendre sur mon dos. S’ils nous voient, ils vont encore dire qu’on enlève des jeunes femmes et ils finiront par avoir notre peau. Adieu, poulette ! Ne t’attarde pas.
Et l’instant d’après, la créature n’est plus là. À peine si on entend encore le bruit de sa cavalcade entre les arbres. Isabelle regarde autour d’elle et voit que la lueur des torches s’est rapprochée. Elle tente de fuir dans la seule direction encore sombre, mais très vite, elle trébuche sur une racine et s’étale de tout son long dans une flaque de boue.
C’est là qu’un homme fort, velu et laid se saisit d’elle, l’empoignant par un poignet et une cheville et la chargeant sur son dos comme un gibier de choix.

• — Une gonzesse ! hurle-t-il, J’ai chopé une foutue gonzesse !
• — Putain, mais oui, fait un autre. Et en plus elle est à poil !
Aussitôt, toutes les torches convergent. Isabelle ferme les yeux et attend la suite, résignée. Visiblement, une conversation s’engage entre ses ravisseurs pour savoir ce qu’on va faire d’elle. Celui qui la tient fermement et qui sent extrêmement mauvais veut la garder pour lui tandis que les autres sont pour qu’on partage. Comme ils sont beaucoup plus nombreux, le vilain accepte. Ensuite, quelqu’un dit que si on la ramène au village, les femmes vont s’en mêler et qu’on ne pourra pas vraiment s’amuser. Il est donc décidé de conduire la proie à la grotte des prières où chacun pourra la besogner à tour de rôle, devant le regard bienveillant de Dieu qui appréciera certainement le spectacle.
Chacun grogne son assentiment et on se met en route. Isabelle est chargée au-dessus des têtes de la troupe et toutes les mains se saisissent d’un bout d’elle, qui une mèche de cheveux, qui un bras ou qui, chanceux, un peu de la chair tendre et douce qu’Isabelle cache à l’intérieur de ses cuisses. Une mélopée étrange et spontanée jaillit alors de la troupe compacte.

• — Une femme nue, bordel de cul ! chantent les hommes en cadence.
Son corps tourné vers le ciel, la jeune captive regarde les étoiles en comprenant que cette fois, elle va savoir ce que les hommes font aux femmes. Mais quelque chose lui dit que ce ne sera pas une première fois dans les meilleures conditions possibles. Le ciel étoilé est magnifique, est-ce qu’elle va mourir ?
Soudain, venu du fond du ciel, une lueur rouge fond sur eux. Isabelle a le temps de reconnaître un engin volant à une vitesse extraordinaire. Elle voit des éclairs rouges jaillir des doigts de l’homme monté sur l’engin. Elle entend hurler ses ravisseurs. Mais cela ne dure qu’un instant. L’instant d’après, elle est dans les airs, avec le vent qui fouette son visage et des mains fermes qui la maintiennent en place sur une espèce de planche volante. D’en haut, elle a le temps de voir quelques villageois qui tentent d’éteindre l’incendie allumé dans leurs braies ou leurs cheveux.
Très vite, l’engin se pose doucement en haut d’une montagne dont Isabelle ignorait jusqu’à l’existence. Ils ont donc filé très loin et très vite. Quand elle peut reprendre ses esprits, elle regarde son sauveur. C’est un homme, plutôt normal d’après l’idée qu’elle se fait des hommes. Il est grand et particulièrement musclé, vêtu d’un costume argenté qui recouvre intégralement son corps. On ne voit pas grand-chose de son visage, car la plus grande partie en est cachée par un masque recouvert de verre fumé. On voit sa bouche et il ne sourit pas.

• — Merci, dit-elle. Je m’appelle Isabelle.
• — OK, pas de quoi me remercier, c’est mon job.
• — Votre job ?
• — Ouais, ma vie est foutue, vous voyez, alors autant se servir de ces pouvoirs de merde pour aider des gens. Qu’est-ce que vous faisiez à poil avec ce tas de bouseux ?
• — Je… c’est une longue histoire. Merci d’ailleurs de ne pas profiter de ma nudité pour… vous savez.
Elle ne sait pas vraiment et regrette un peu que ce beau mâle musclé n’en profite pas. Le sauveur argenté la fusille du regard à travers son masque.

• — Vous ne savez pas qui je suis ou vous vous foutez de ma gueule ?
• — Non, je ne sais pas. Vous voyez, j’ai été longtemps internée dans une abbaye. On ne savait rien du monde extérieur. Tout ce que je découvre me semble si étrange.
• — Alors je vais vous raconter mon histoire. Vous comprendrez que ce n’est pas vous le problème. Des jeunettes comme vous, j’en ai croqué des dizaines du temps où j’étais une star. Mais c’est un passé hélas révolu. J’étais un surfer, un pro, un grand. J’ai surfé toutes les plus grandes vagues du monde. Les cheveux du Christ, une peau toujours bronzée, une musculature au top. J’étais le plus heureux des hommes. Et puis un jour, je surfais une belle vague au large du Japon quand la centrale nucléaire du coin a subitement pété. Sans prévenir. Boum. Je me suis retrouvé avec un morceau de planche à au moins cent kilomètres des côtes. J’ai ramé pendant trois jours, j’étais au bord de la mort quand un cargo m’a récupéré. On a voulu me laver mais ça ne marchait pas. Ce truc dégueulasse, dit-il en montrant sa combinaison argentée, a fusionné avec ma peau. L’enlever me tuerait. Et il n’y a pas de braguette. Fini la gaudriole, fini les jolies filles. Par contre, je suis une pile vivante, bourré d’énergie. Je monte sur ma planche et je traverse le ciel. Depuis, je vaque, d’un continent à l’autre. De temps en temps, je sauve quelqu’un. Pas souvent. Quand ça me prend. Vous, là, avec vos petits nénés pointés vers le ciel, vous m’avez attiré l’œil.
• — C’est triste.
• — Ouais. Mais bon, on ne va pas se lamenter non plus. Bon, qu’est-ce que je vais faire de vous ? Vous alliez où quand vous avez rencontré les Ras du Front ?
• — Les ras du front ?
• — C’est comme ça qu’ils sont connus, bêtes, méchants et très soucieux de leur identité de bouseux.
• — Mon rêve, ce serait d’aller dans une grande ville, voir du monde, rencontrer des gens.
• — Pas de souci. En route, Simone !
• — Je ne m’appelle pas Simone.
• — Oh, pour ce que ça change. Mais il y a un petit problème. Ne bouge pas, je reviens.
Et dans un éclair, l’homme argenté disparaît dans l’espace avec sa planche. La petite Isabelle regarde autour d’elle, mais elle est vraiment seule sur un rocher où ne poussent aucune plante. Tout autour d’elle, il y a des précipices insondables et au loin, les terres que le soleil naissant commence à éclairer sont envahies par la brume. Heureusement, en un éclair, le surfer argenté est de retour. Il a à la main une brassée de vêtements.

• — Tiens, dit-il. Tu ne peux pas aller en ville à poil. Regarde dans ces frusques, tu vas trouver quelque chose à ta taille. Désolé, je n’ai pas eu le temps d’attraper des culottes. La foule commençait à s’attrouper autour de moi et ça me rend nerveux.
Isabelle enfile une grande robe de coton bleu qui la couvre entièrement, moulant son corps élancé.

• — Comment me trouvez-vous ?
• — Parfaite. Monte sur la planche, Simone !
• — Je ne…
• — Oui, je sais.
L’instant d’après, le surf atterrit doucement au centre d’une grande place entourée de hauts immeubles de pierre. Tout autour d’eux, des gens passent et repassent, affairés. Peu d’entre eux les remarquent.

• — Bon, voilà la ville, dit le surfer. Le centre du monde, la ville-lumière. Tu vas pouvoir t’amuser un peu, j’espère.
• — Pourquoi dit-on la ville-lumière ? demande Isabelle.
• — Tu verras cette nuit. Adieu Poulette, le monde m’attend.
Et Isabelle se retrouve une fois de plus seule dans un endroit inconnu. Elle marche un peu, regarde partout autour d’elle, émerveillée de tant de monde, tant de couleurs, tant de boutiques qui présentent des vêtements, des ustensiles, des machines dont elle ne sait pas l’usage. Puis, dans une rue moins large dont le sol est pavé, elle sent une délicieuse odeur de pain et elle se rend compte qu’elle meurt de faim. Elle entre dans la boulangerie qui sent si bon.

• — Mademoiselle ?
• — Je voudrais… un pain.
• — Voilà. Cinq sous s’il vous plaît.
• — Cinq sous ? Mais je n’ai rien, je suis nouvelle en ville et…
• — Pas de sous, pas de pain, ma petite. Et pour manger à l’œil, je te conseille le foyer des sans-abris, au bout de la rue.
Le foyer en question est une austère maison devant laquelle une longue file de gens en guenilles fait la queue. Isabelle comprend qu’il faut attendre et prend sa place dans la file. Avec sa belle robe, les pauvres de la ville qui attendent là un secours la regardent d’un mauvais œil et elle commence à s’inquiéter pour sa sécurité. C’est à ce moment qu’un homme s’approche d’elle. Il est grand, noir, avec une grosse chaîne en or autour du cou, des pantalons fluo à pattes d’éléphant et une coiffure monumentale qui donne l’impression qu’il a une tête énorme. Quand il lui sourit, elle voit qu’il a aussi des dents en or.

• — Salut Princesse, dit l’homme en montrant ses dents. Qu’est-ce qu’une belle fille comme toi fait parmi ces gueux ?
• — Je ne suis pas une princesse, répond Isabelle. Je viens d’arriver en ville.
• — Tttt, je sais reconnaître une princesse quand j’en vois une, fillette. Je suis le prince de ce quartier et rien ne m’échappe. Bien sûr que tu es nouvelle, sinon je t’aurais déjà remarqué. Plutôt que de mendier dans la rue, je te propose de venir te rafraîchir dans mon palais. Ensuite, nous pourrons parler de ton avenir.
Enfin, Isabelle rencontre un prince. Il n’est pas charmant, mais rien n’est jamais parfait dans la vie. Elle se laisse conduire docilement jusqu’au palais de l’homme aux dents en or. C’est un curieux palais, une vilaine maison sans fenêtres au fond d’une impasse. Une lampe rouge brille au-dessus de la porte d’entrée. Galant, le prince noir la laisse passer la première et sitôt qu’elle a un pied sur le seuil, il la pousse brutalement dans le dos et referme la porte derrière elle.
Isabelle est tombée au sol dans une espèce de hall d’entrée. Quand elle se redresse, elle voit une vieille femme trop maquillée qui la regarde avec avidité.

• — Oh la beauté ! coasse la vieille qui n’a pas l’air d’avoir de dents. On va en faire du pognon avec une jeunesse pareille. Allez ! Au turbin !
• — Pardon ? C’est quoi le turbin ?
• — Fais pas ta mijaurée, petite garce. Passe donc à côté dans le hall du choix, ta robe de Milady va faire fureur.
Et elle part dans un ricanement qui s’acheva en toux. Isabelle croit que la vieille va mourir, mais elle finit par se remettre et continue à montrer une porte au fond du hall. Isabelle finit par obtempérer, car il n’y a pas d’autre issue à la pièce et en franchissant la dite porte, elle pénètre dans un nouveau monde. . Certaines discutent sur un canapé, d’autres boivent une bière à même la bouteille et quelques-unes arpentent la pièce de long en large. Toutes sont très maquillées, mais leurs vêtements laissent certainement à désirer. À vrai dire, une ou deux d’entre elles sont même complètement nues. Les autres ont presque tous les seins à l’air et ne portent pas grand-chose de plus, qui une culotte minimale, qui un porte-jarretelles et des bas. Isabelle va s’asseoir à côté d’une vieille femme dont les seins tombent sur le ventre.

• — Bonjour, dit Isabelle. Je suis nouvelle ici et je ne comprends pas bien. Toutes ces femmes sont des princesses ?
• — Hein ? D’où qu’tu sors toi avec ta robe à la con ? C’t’un bordel ici. Tu sais c’que c’est qu’un bordel ?
• — Non, désolé. Je ne sais pas grand-chose à vrai dire.
• — Un bordel, c’t’un endroit où qu’les hommes viennent pour baiser des femmes.
• — Ils sont où, ces hommes ?
• — T’inquiète pas, y vont pas tarder. C’est dommage, une innocente comme toi, y vont l’abîmer vite fait.
C’est alors qu’une sonnerie retentit quelque part. Toutes les femmes s’agitent et viennent se mettre bien en rang de chaque côté d’une porte à deux battants.

• — Viens vite t’ranger avec les autres, ma jolie, sinon tu s’ras fouettée.
• — Oh, j’ai l’habitude, fait Isabelle.
Mais elle va tout de même s’installer au bout de la rangée. Alors la porte s’ouvre en grand et des hommes impatients entrent dans la pièce. Il y en a de toutes sortes, des maigres et des gros, des petits et des grands, mais ils ont tous un point commun. Ils ont le regard lubrique qui détaille les femmes comme s’ils étaient à la foire aux bestiaux. La plupart sont bien habillés avec des pourpoints, des cravates, des gilets, des bagues en or, des montres ostentatoires, des chapeaux.
Très vite, les uns après les autres, ils embarquent une pensionnaire et se dirigent vers un escalier qu’Isabelle remarque seulement maintenant. Elle ne peut étudier plus la scène car un gros bourgeois joufflu et barbichu s’approche d’elle.

• — Mais que voilà une jolie chose ! dit-il. Allez, ma belle, tu vas me montrer tes talents.
• — Je veux bien, répond-elle mais où allons-nous ?
• — Ah ah ! s’esclaffe l’homme en lui claquant le derrière. En plus, elle a le sens de l’humour.
Isabelle n’a pas vraiment apprécié le manque de respect, mais comme elle est curieuse, elle monte l’escalier avec son obèse qui la suit de près, haletant.

• — La chambre huit, m’a dit la tôlière, dit-il quand Isabelle s’engage dans un couloir au sol recouvert de moquette rose.
Une fois qu’ils sont dans la chambre, le type commence à poser son pantalon sans plus de cérémonie.

• — Eh bien, dit Isabelle, que voulez-vous que je fasse ?
• — A poil, la grognasse, répond le type qui a des problèmes avec son gros ventre pour enlever ses chaussettes. Et arrête avec tes blagues à deux balles.
• — Pourquoi voulez-vous donc que je me déshabille ?
• — Qu’est-ce que tu racontes, putain ?
• — Je ne sais pas ce que vous avez en tête, mais cela ne me plaît pas beaucoup. Je garde ma robe, si ça ne vous dérange pas.
Le type est maintenant nu devant elle, avec son ridicule petit pénis caché sous son ventre graisseux.

• — Qu’est-ce que c’est que ces conneries ? dit-il en avançant d’un air menaçant.
Isabelle regrette de ne pas avoir un sifflet ou quelque chose de ce genre pour appeler le surfer d’argent à la rescousse. Mais elle comprend bien qu’elle doit se débrouiller toute seule alors elle attrape une lampe de chevet à côté du lit et quand l’homme lui empoigne un sein, elle lui donne un grand coup avec la lampe dont le pied est par bonheur en chêne massif. Il s’écroule comme un grok percé de flèches. Isabelle se demande ce qu’elle va faire maintenant. Comme elle est un peu fatiguée, elle s’allonge un instant sur le lit et évidemment, elle s’endort. Vous ne vous rendez pas compte, vous, toutes ces aventures sont épuisantes.
Quand elle se réveille, le client est toujours allongé sur la carpette rose et du sang coule de son oreille. Il est peut-être mort. Isabelle défroisse un peu sa robe et se glisse hors de la chambre. Quand elle arrive en bas, les autres prostituées sont à peu près toutes là. Elles fument des cigarettes ou boivent du café. Il y en a une qui danse au milieu des autres en leur montrant sa chatte poilue. Tout le monde a l’air de trouver cela drôle. Isabelle comprend qu’elles attendent simplement que la sonnerie retentisse à nouveau et tout va recommencer. Elle ne peut tout de même pas tuer tous ses clients les uns après les autres.
Aussi, elle monte sur une table qui est là dans un coin et elle se met à crier plus fort que tout le monde.

• — J’ai une question, hurle-t-elle. Écoutez-moi, tas de cinglées !
Elle n’était pas comme cela, avant. L’aventure met ses nerfs à rude épreuve. Mais c’est efficace, les femmes se taisent et s’approche de la table.

• — Pourquoi vous laissez tous ces sales types vous faire des trucs ? Pourquoi vous ne partez pas d’ici ? Vous aimez ça ?
Il y a d’abord beaucoup de brouhaha car chacune parle à sa voisine. Certaines s’éloignent car elles sentent les ennuis arriver. Puis, une grande blonde à gros seins lui répond :

• — Je ne sais pas d’où tu viens, petite princesse, mais ici, celles qui ne filent pas droit se font rosser par William et je peux te dire que ce n’est pas un enfant de chœur !
• — Un enfant de salaud, tu veux dire ! ajoute une autre et toutes se mettent à rire.
• — William ? un grand noir aux dents en or ? demande Isabelle et les putains acquiescent. Lui tout seul ? Et vous êtes au moins quarante, certaines plus grandes et plus fortes que lui. Vous n’avez pas honte ? Dans la chambre huit, j’ai rectifié un client désagréable. Je n’ai pas peur des hommes, moi et si quelques-unes d’entre vous voulaient bien me donner un coup de main, on pourrait partir d’ici.
• — Pour aller où ? demande une petite brune avec un début de moustache.
• — C’est vous qui connaissez la ville, pas moi, mais si on peut sortir d’ici, pourquoi on ne pourrait pas entrer dans un vrai palais ? Celui du roi, par exemple, pour demander justice.
• — Tu te trompes de pays, chérie ! Ici, on a un président. C’est un peu comme un roi, sauf qu’on en change de temps en temps.
• — Aller chez le président ? dit une autre. Pour qu’il nous envoie les Cérès ? Merci bien.
• — Et si on allait dans une abbaye où qu’on serait que nous et où on ne laisserait pas entrer les hommes, suggère une femme noire avec les tétons fluo.
• — Hors de question, dit Isabelle. J’en viens, et c’est pire qu’ici.
• — Alors dans une brasserie, dit une autre et on se biturerait la gueule à plein temps.
À cet instant, la funeste sonnerie retentit.

• — Aidez-moi ! ordonne Isabelle. Il ne faut pas qu’ils rentrent ! On va bloquer les portes avec cette table.
Aussitôt, deux déménageuses obéissent et calent la grosse table en bois contre la porte. On entend qu’on s’agite de l’autre côté, mais la porte ne bouge pas. Les deux matrones se sont assises dessus et rigolent des efforts des michetons. Toutes ne sont pas aussi rassurées. La petite moustachue semble terrorisée. Et d’ailleurs, elle n’a pas tort car le prince noir descend l’escalier. Aucun sourire sur son visage, il ne montre pas ses dents en or. Il tient un couteau qui ressemble plutôt à une machette dans une main et une batte de base-ball dans l’autre.

• — Qu’est-ce que c’est que ce bordel, les filles ?
• — Ca é un bordel, si ! dit une décolorée avec un accent prononcé. Et tou é lé mac, no ? Ma nous on en a marre, Will, per que tou é pas gentil avé nous.
• — Gentil ? Vous déconnez, là ? C’est une blague ? Je vais t’enculer avec ma batte, Maria. Je te jure que tu vas y avoir droit.
Mais tandis qu’il s’avance vers Maria la décolorée, blonde sur la tête mais avec une touffe toute noire qu’on voit à travers sa culotte transparente, trois panthères se sont glissées derrière lui. Il y a la petite Angela avec ses tétons fluo et deux de ses copines. Minces et souples comme des lianes, avec des petits seins qui n’entravent pas le mouvement, elles se jettent sur William, une sur chaque bras pour le désarmer tandis qu’Angela passe un bras autour de son cou et tire brusquement en arrière pour le faire chuter.
Une fois qu’il est à terre, c’est la curée. Les quarante pensionnaires se ruent sur lui sans aucune retenue. Elles le piétinent avec leurs talons aiguilles, lui crachent dessus, mais c’est un moindre mal, lui lancent leur verre à la figure, assoient leurs grosses fesses sur son visage. Pour finir, la petite vieille avec qui Isabelle avait discuté ramasse le grand couteau qui traînait sur le sol et le plante de toutes ses forces dans le cœur de leur bourreau.
D’un coup c’est le silence dans la pièce. Chacune réalise ce qui vient de se passer. On entend toujours tambouriner à la porte.

• — Bon, Princesse, on fait quoi maintenant ? demande la femme assise sur le visage du mort.
• — Eh bien… Mesdames, murmure Isabelle troublée par autant de violence, je propose qu’on prenne un peu l’air et pourquoi pas qu’on parte à la campagne. Je crois que l’air de la ville va bientôt être néfaste à notre santé.
• — Qu’est-ce qu’elle dit ? demande une idiote à grandes dents.
• — On se barre et on la suit, résume Angela.
Et c’est ainsi que les citadins médusés voient en cette fin d’après-midi une horde sauvage de quarante-et-une prostituées, dont une est vierge, mais ils ne le savent pas, traverser les principales artères de la ville jusqu’à atteindre les remparts sans rencontrer le moindre gendarme, car au palais de William qu’on appelle ici Le Beau Bocson, il n’y a plus personne pour donner l’alerte.
La troupe joyeuse s’égaye dans la campagne environnante, ivre de liberté. On rit, on chante, on se plaint que cette excursion manque d’alcool, on hume les fleurs, on se plaint du mal aux pieds, on se plaint de plus en plus de cette putain de route qui n’en finit pas.

• — Ma on va où, bordel ? demande Maria la blonde en haut, mais pas en bas. Perque cé lé trou dou cul del monde, ici.
Il faut dire que ces dames, pour la plupart, ont des talons de vingt centimètres et que, c’est vrai, la route est longue, surtout quand on ne sait pas où on va et que le soir arrive. Isabelle cherche une réponse qui évite de fâcher toutes ces femmes dangereuses, elle regarde à droite et à gauche et, Oh Chance ! elle aperçoit un manoir isolé, bien entretenu, au milieu d’un petit parc, là, tout près.

• — Chères amies, dit-elle en se retournant vers sa troupe, voici une belle demeure pour nous héberger cette nuit. Nous allons demander l’hospitalité, mais je vous en prie, tenez-vous bien pour qu’on nous accepte et surtout, pas de violence !
• — Pour qui elle se prend, celle-là ? maugrée une déménageuse, mais ses collègues la font taire.
• — La petite a raison, disent-elles. Avance, grosse vache !
Une délégation est constituée. On envoie pour sonner à la porte les quelques filles qui présentent le mieux. Isabelle, avec sa robe de princesse, en est évidemment. On lui adjoint Georgia, la petite moustachue, car son peignoir de soie est plutôt bourgeois si elle daigne le fermer convenablement, ce qui est rare et Ivana, une dame d’un âge à l’air sérieux avec ses lunettes sur le nez. Elle plaît beaucoup aux très jeunes gens, paraît-il.
Après avoir sonné, elles attendent un long moment devant une lourde porte de chêne, tandis que le reste de la troupe patiente dans un petit bois le long du mur de clôture.

• — C’est quoi ça ? Elle a honte de nous, la princesse ? beugle la déménageuse.
• — Chut ! répondent les autres.
Un majordome en livrée finit par venir ouvrir.

• — Mesdames ? dit-il.
• — Est-ce que le propriétaire est là ? demande poliment Ivana. Nous sommes de pauvres femmes en détresse et nous demandons l’hospitalité.
• — Je vais prévenir Monsieur. Mais je peux vous rassurer. Monsieur est un gentilhomme et il ne vous laissera pas dans la peine.

Le majordome a raison. Monsieur qui se prénomme Richard est un type bien. Non seulement, il accepte d’héberger les trois dames qui attendent à sa porte, mais quand il apprend qu’il y en a une quarantaine cachée dans le petit bois, il accepte aussi de les recevoir, ce qui, en ce siècle de violence et de repli sur soi est assez rare. Mais il y a fort à faire pour accueillir dignement une troupe pareille. Tout le monde y met du sien. La cuisinière cuisine, le majordome et le jardinier, aidé par les déménageuses, descendent des matelas du grenier et les installent dans la salle de bal, tandis que Richard, ou Monsieur de la Trémouille, c’est comme vous voulez, se fait expliquer toute l’aventure par Isabelle. Finalement, chacun semble satisfait des dispositions prises. Là-dessus, comme prévu, la nuit tombe.

Richard est un homme d’une quarantaine d’années, bien bâti, autant qu’Isabelle peut en juger. Il est veuf et vit seul dans son grand manoir depuis le décès de son épouse. Seul, c’est une manière de parler puisqu’il a autour de lui un majordome, une cuisinière, deux femmes de chambre, un jardinier, et un palefrenier qui s’occupe de ses chevaux. Sa conversation est plaisante et Isabelle est sous le charme. Qui sait, c’est peut-être le mâle qu’elle cherche depuis le début de son aventure, celui qui lui expliquera les mystères de la vie.
Mais en ce début de soirée, elle prend d’abord congé de son hôte pour aller voir si ses amies sont bien installées. Elle se rend vite compte que pleines d’énergie, elles ont toutes trouvé des occupations. Une bonne partie du groupe est installée à l’office où elles causent recettes avec la cuisinière en sirotant un alcool de poire qui les aident à se remettre. Un autre groupe est dans l’étable et admire les bites des étalons du marquis, tout en se racontant des histoires d’hommes bien montés qu’elles ont connus. Quelques-unes s’affairent autour du majordome et lui offrent la meilleure turlute qu’il ait jamais reçu pour le remercier de son aide. Quelques autres font de même qui avec le jardinier et qui avec le palefrenier.
Enfin, les plus vieilles d’entre elles, épuisées par la marche à pied, ronflent déjà dans la grande salle du château. Rassurée, Isabelle peut rejoindre son prince. Il n’est que marquis, mais elle n’y connaît rien et pour elle, il ne peut qu’être un prince tant il se rapproche de ce qu’elle avait imaginé.

• — Vous devez être épuisée, lui dit Richard tandis qu’ils boivent le thé dans la bibliothèque, la maison étant redevenue silencieuse. Vous devriez venir dormir dans mon lit. Il est confortable et vous pourrez enfin vous détendre.
• — Mais quand un homme et une femme sont dans le même lit, il se passe forcément des choses, n’est-ce pas ? demande Isabelle qui a besoin d’explications.
• — Pas obligatoirement. Évidemment, je ne vous cacherai pas que vous me plaisez beaucoup, petite Isabelle. Mais je suis suffisamment civilisé pour savoir me contenir et respecter votre volonté.
• — Le problème, hasarde-t-elle, c’est que je suis vierge.
• — Je comprends. Je peux même vous laisser mon lit et dormir ici, dans la bibliothèque.
• — Désolé de vous contredire, milord, mais je crois que vous ne comprenez rien. Je voudrais bien ne plus être vierge. C’est lassant de savoir qu’il y a des sensations merveilleuses que tout le monde connaît sauf moi. Ce que je veux dire, c’est que je ne suis pas très instruite de ces choses et que je ne saurai pas m’occuper de vous comme vous l’imaginez sans doute.
• — Oh, vraiment ? C’est tout différent. Suivez-moi, alors, je vais vous faire une formation accélérée.

Richard prend son temps pour la déshabiller, bien qu’elle ne porte que sa robe de princesse. Elle constate ensuite qu’il connaît l’existence de son bouton magique, qu’il sait ce que le bouton demande et qu’il le fait très bien, avec son pouce, avec son index puis avec sa langue. Puis vient le moment de la vraie découverte. Richard lui montre sa grosse bite bien dressée et lui dit de ne pas en avoir peur. Elle n’a pas peur du tout mais elle est très impressionnée. Elle se rappelle de l’engin du centaure qui était affreux mais le membre de Richard est assez beau. Elle pense qu’elle est bien tombée. Elle demande ce qu’il faut faire et il lui explique, avec beaucoup de détails.

Elle aime beaucoup ce qu’elle découvre. Cela en valait la peine. Quand il la prend en levrette, comme une petite biche de la forêt, elle a un orgasme inimaginable. Ensuite, pleine de sueur, épuisée, elle se love contre le torse puissant de son amant et elle demande si elle peut dormir, maintenant. C’est à cet instant que Richard tombe éperdument amoureux d’elle. Avant, il voulait juste la sauter parce depuis le décès de sa femme, il a de temps en temps le besoin de se détendre. Il y a bien la petite femme de chambre qui n’ose pas lui dire non, mais il s’en est lassé depuis longtemps. Mais à ce moment, cette petite qui s’est offerte aussi généreusement et qui se pelotonne contre lui comme un chaton fait déborder quelque chose en lui qu’il reconnaît comme de l’amour.

Alors il ne dort pas. Il reste éveillé à regarder un rayon de lune éclairer le visage de la belle endormie et il se promet de tout faire pour la garder, pour qu’elle ne reparte pas avec cette horde de femmes sauvages qu’elle a amené avec elle. Il a envie de réveiller tout le monde pour dire qu’il est amoureux, de la réveiller elle pour la baiser encore, mais il ne le fait pas. Il écoute religieusement son souffle régulier et il s’émerveille d’un monde où l’amour existe.

Yvon

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