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Les aventures libertines d’Anne en Afrique Chapitre 8

Les aventures libertines d'Anne en Afrique Chapitre 8

Changement de maître.

Une nouvelle troupe de rebelles fait son apparition dans le quartier. Ils investissent armes aux poings la villa. Broko le chef vocifère tant qu’il peut, tout le monde se menace avec les armes, cependant personne ne tire. Ouf !

Pour finir, un homme ayant des galons sur l’épaule de son semblant d’uniforme vient mettre bon ordre aux conciliabules. Il sort de sa poche une liasse de billets qui semblent être des dollars, il la tend au chef de la bande de la villa. Celui-ci prend les billets avec réticence, il n’oppose plus de résistance à ses visiteurs. Ils laissent partir Anne, son mari n’est pas vendable.

Les nouveaux rebelles en armes remontent avec Anne dans le camion qui s’ébranle.

Ils suivent un itinéraire improbable, passant dans toutes sortes de quartiers, des plus pauvres aux plus huppés. Dans les quartiers riches, les villas sont toutes pillées, certaines en flammes, dans les rues on voit toute sorte de choses éparpillées, cassés, abandonnés là par des bandes en fuites.

Les cahots de la route jettent Anne à droite et à gauche contre ses compagnons de voyage qui loin de la repousser l’accueillent dans leurs bras tout en pelotant copieusement ses seins ou ses fesses selon les circonstances. Ils rient forts en faisant des commentaires égrillards sur son anatomie.

Le voyage dure longtemps, ils s’arrêtent deux fois en cours de route, le chef de ces rebelles rencontre d’autres hommes, il discute ferme avec eux. A la première halte, ils récupèrent un couple de blancs dont l’homme d’une quarantaine d’années a le visage tuméfié, couvert de sang avec un œil quasiment fermé.

Son épouse suit apeurée, tenant son mari, elle a les vêtements en lambeaux, elle aussi a subi des coups et son visage est en sang. Elle pleure beaucoup tandis que son homme baisse la tête sans réaction. Tout le monde se pousse pour leur faire place et ils s’abattent sur la banquette de bois.

Anne les observe du coin de l’œil sans trop oser montrer un intérêt excessif. Elle finit par conclure qu’ils sont américains, qu’ils ont subi un traitement particulier. Le regard hagard de la femme en dit long sur les sévices qu’ils ont endurés, quant à l’homme son absence de réaction est des plus inquiétante.

Au second arrêt c’est une autre femme qui monte, elle doit avoir une trentaine d’années. Elle est hystérique, elle hurle en se débattant. Les hommes l’empoignent sans ménagement, ils la jettent sur le plateau de bois du camion. Elle aussi porte des traces de violence, elle s’est débattue et son corps est strié de coups qui doivent avoir été donné par un fouet ou un ceinturon. Ses poignets sont en sang également, preuve qu’elle a été entravée. Anne frissonne en la voyant pantelante sur le plancher rugueux.

Difficilement elle se met à genoux, hors un homme d’un coup de pied l’envoie à terre. Elle rampe pour lui échapper, elle se remet à genoux avant de s’asseoir sur le banc non loin d’Anne.

Anne la regard s’asseoir, la femme grimace quand elle pose ses fesses sur le bois dur, elle serre les dents et se maintient assise comme elle le peut. Anne voit les traces profondes qui marquent sa chair, elle voit aussi à travers les lambeaux de vêtement les traces de sang sur ses cuisses qu’elle maintient ouvertes et qui semblent la faire souffrir.

L’interminable voyage se poursuit dans la nuit noire, Anne n’a plus aucune notion de lieu, elle est complètement perdue. Elle se demande pourquoi que son maître Broko la vendue ? Lui qui la faisait tant jouir, elle était de venue son esclave sexuel avec plaisir. Alors, son inquiétude grandit à chaque tour des roues.

Enfin, à l’aube le camion franchit un portail et ils se retrouvent dans la cour d’un bâtiment qui parait isolé à Anne, en pleine nature. Au fronton de l’édifice Anne peut lire Institution du Sacré Cœur.

Ils sont dans une mission, un semblant d’espoir renaît, peut être seront ils accueillis par les sœurs, qu’ils auront des soins, des vêtements, à boire, à manger ?

Les hommes sautent du camion, ils les font descendre sans aucun ménagement. Ils les poussent dans l’édifice spacieux, de style résolument colonial. Ils sont accueillis par des cris que l’on entend venir de nulle part, qui glacent leur sang instantanément. On entend aussi le bruit des cravaches sur les chairs et les plaintes des prisonniers. On entend des suppliques déchirantes, des pleurs de gosses et d’autres horreurs.

Anne se sent défaillir, ses jambes tremblent, elles la portent à peine. Le souffle court, la gorge desséchée, elle jette un regard à ses compagnons d’infortune, elle lit la terreur dans leurs yeux. Il n’y a donc pas d’issue.

Ils sont poussés en avant et introduits dans une pièce sombre dont la porte se referme bruyamment derrière eux.

Les trois femmes et l’homme se laissent tomber à terre, anéantis de fatigue et de peur. Ils restent là des heures prostrés, sans bouger. La soif et la faim ne sont qu’un petit inconvénient face à l’angoisse qui les étreint.

De leur lieu de détention, ils peuvent clairement entendre les cris des suppliciés, de longues plaintes montent dans le noir de leur prison. Cela leur fait naître des frissons et la chair de poule sur toute la surface de leur peau.

Après un long temps passé dans le noir, la porte s’ouvre avec fracas, un grand type leur apporte un seau d’eau qu’il laisse au milieu de la pièce. Il referme la porte. Ils restent un long moment sans oser s’approcher du seau.

Anne s’ébroue enfin, elle avance prudemment vers le seau, elle le hume, y met timidement un doigt, qu’elle porte à son nez, elle le sent.

Rien ne lui parait suspect, elle y met la main, puis elle se mouille le visage, l’eau lui fait du bien. Elle recommence l’opération, lave son visage à l’eau tiède avant de boire un peu du breuvage. Elle fait signe à ses compagnons d’infortune qui viennent tour à tour faire un semblant de toilette et de se rafraîchir dans le seau.

Anne se rapproche de la jeune femme qui semble avoir son âge, elle lui demande ce qui s’est passé chez elle. La femme s’appelle Michelle, elle est belge. Un soir les soldats ont fait irruption dans la villa qu’elle occupe avec son mari. Ils ont tout cassé, emporté le reste. Ils ont battu son mari et l’ont emmené elle ne sait où, puis elle qui se cachait, ils l’ont trouvé, ils l’ont déshabillée.

Elle s’est débattue, ils l’ont attachée au lit, arrachés ses vêtements, ensuite l’un après l’autre ils ont abusé d’elle durant toute la nuit. Ils ont trouvé des alcools dans la maison, ils les ont bus, ils étaient tous ivres d’alcool autant que de fureur sexuelle qui ne s’éteignit qu’avec leur épuisement. Plusieurs fois elle a perdu connaissance tant elle souffrait ainsi que sous l’effet de la peur, son corps a préféré ignorer les sévices qu’il subissait.

Au matin, d’autres hommes sont arrivés. Il y a eu une grande palabre et des cris de fureur. Visiblement, des gradés n’apprécient pas le comportement de leurs soudards, elle a été délivrée de ses liens, autorisée à se laver, mais elle reste leur prisonnière.

Les gradés repartis, les hommes ont repris leurs exactions, elle est encore prise par plusieurs d’entre eux. Ils semblent se lasser d’elle et finalement ils la laissent en paix. Mais elle est dans un état hystérique épouvantable proche de la folie et qui glace le sang d’Anne.

Les deux américains sont blottis l’un contre l’autre, difficile de les approcher et de perturber leur intimité qui résonne comme un adieu qu’ils se font. Sans illusion sur leur sort apparemment. Ils se parlent à l’oreille, parfois ils esquissent un sourire à l’évocation d’un souvenir, cependant tout cela sent l’adieu définitif, ils veulent profiter seconde après seconde du temps qui leur reste à être ensemble et à vivre.

Les deux autres femmes respectent cette intimité jusqu’à ce que la porte s’ouvre violemment et que deux hommes viennent prendre brutalement l’homme par les bras et l’emmène vers son destin. L’américaine pousse une longue plainte et se met à sangloter sans fin tandis que Michelle et Anne s’approchent d’elle pour la réconforter.

Elles ne reverront pas l’homme de la journée qui leur semble interminable. Le seau est vide depuis longtemps, la soif les tenaille.

A la nuit tombée la porte est à nouveau ouverte et deux hommes viennent se saisir d’Anne et l’emmènent. Ils la tiennent chacun par un bras fermement au point de lui faire mal, elle se garde de leur faire la moindre remarque. Ils la poussent devant eux dans le dédale des couloirs avant de s’arrêter devant une porte. Un des hommes frappe et l’on entend un grognement de l’autre côté. Le garde ouvre et pousse brutalement Anne en avant, elle manque de tomber, elle se retient au bureau qui fait face à l’entrée.

Les gardes ferment le porte et restent derrière elle, tandis qu’Anne fait face à un homme assis au bureau lisant une quelconque paperasse. Il ne lève pas la tête, continue sa lecture. Anne note qu’il est complètement chauve, assez âgé, sans doute la cinquantaine et assez corpulent aussi.

L’atmosphère est lourde, un ventilateur tourne au dessus de leurs têtes apportant un semblant de fraîcheur qu’Anne apprécie à sa juste valeur.

Enfin le gradé a un soupir, il relève les yeux de sa lecture et considère Anne de ses petits yeux perçants. Il la jauge en une seconde avant de lui adresser la parole.

– Dit moi ton nom ?

– Anne bidule.

Nouveau grognement du dogue.

– Que faites vous ici ?

– J’accompagne mon mari qui…

– Ah ! Un mari qui ?

– Qui travaille pour Petroleum.

Le dogue se lève de son siège, il fait le tour du bureau pour se planter devant Anne les mains derrière le dos.

– Des blancs venus sucer le sang de l’Afrique, comme des vampires.

Anne baisse la tête sans rien dire, elle sent soudain sous son menton une badine qui l’oblige à relever la tête.

– Regarde moi, quand je te parle, femelle de blanc !

Anne s’efforce de soutenir son regard dur et méprisant.

– Non, je vous jure que nous ne faisons que travailler !

– Tu travailles toi aussi ?

– Oui, je m’occupe d’apprendre à lire à des femmes du quartier.

– Tu répands ta merde occidentale dans nos vies, nos femmes n’ont pas besoin de toi !

En même temps qu’il apostrophe Anne d’une voix hargneuse, la badine single sur le postérieur de la prisonnière.

Anne tressaille sous le trait de feu qui zèbre son flanc, elle reste silencieuse attendant la suite. Le dogue s’avance si près d’elle qu’elle sent son souffle chargé d’alcool, il sent aussi la sueur et la crasse accumulée. Son visage haineux à trois centimètres du sien, il la fixe avec mépris.

– Crois tu que l’Afrique a besoin de toi et de ton mari ?

Il a prononcé mari avec un mépris particulier. Anne reste silencieuse, essayant d’éviter à la fois son souffle fétide et son regard de mépris.

– Réponds ?

La badine single de nouveau, arrachant une plainte à Anne.

– Je suis venue ici avec de bonnes intentions.

– Ah ! Ah ! De bonnes intentions ! Entendez vous ça ? Des blancs ayant de bonnes intentions.

Il single encore sa badine contre les fesses d’Anne, il semble y prendre un certain plaisir.

– Je vous jure, je pensais apporter quelques chose à…

– N’insulte pas mon peuple. Vous n’avez rien à nous apporter.

Le dogue est hystérique, il hurle aux oreilles d’Anne, la badine se met siffler dans l’air lourd de la pièce avant de s’abattre sur le postérieur déjà meurtri de la jeune femme qui gémit à chaque coup porté.

– Et ton mari où est il ?

– A l’ambassade !

Anne lui ment, car elle ne peut dire qu’il fait la femme pour Broko.

Le dogue éructe.

– Ah, ah, quel homme ! Il t’a abandonnée toute seule dans cette ville, voila ce qu’il a fait !

Anne se mord les lèvres, au bord des larmes.

– La lâcheté des blancs !

– Je connais mon mari, il n’a pas pu…

La baguette single une fois encore, tirant une plainte à Anne qui se raidit sous la décharge de feu.

– N’insulte pas mon intelligence. Je te dis qu’il a fui ! Il t’a abandonnée entre nos mains pour que tu sois notre esclave. Pour que tu serves à nos plaisirs. Que tu sois une fille à soldats.

Anne faillit s’écrouler de tout son long. Elle vacille tandis qu’elle entend glousser les deux autres dans son dos.

– En attendant, j’ai besoin de toi, tu vas me dire où il travaillait exactement.

– Je ne sais pas !

Le sifflement venimeux de la badine se fait entendre, suivit du claquement sec sur la peau claire.

– Emmenez là à côté !

Aussitôt, les deux sbires se saisissent d’Anne et la poussent dans une pièce contiguë, plus petite et plus sombre. Sans ménagement, ils lui arrachent les derniers lambeaux de robe qui la couvrent encore, ils lui attachent les mains devant elle. Puis, ils lui écartent les jambes, nouant chaque cheville à un anneau scellé dans le sol.

Ensuite, ils passent une corde entre ses poignets liés et par l’intermédiaire d’une poulie, ils hissent la corde remontant ainsi les deux bras liés de la prisonnière au dessus de sa tête jusqu’à lui tendre les bras bien haut. La poulie n’est pas juste au dessus de son corps mais un peu en avant d’elle, Anne doit se cambrer pour suivre le mouvement ascendant de la corde. La position s’avère éminemment inconfortable et terrorise plus encore la jeune femme, sa peau se couvre d’une pellicule de sueur luisante, elle frissonne de tout son être.

Le dogue réapparaît, il vient se planter devant elle, il la regarde de la tête aux pieds et ricane. Il passe sa badine le long de son corps et entre ses cuisses, insistant sur son sexe tout en la regardant d’un air ironique.

– Alors, tu ne sais toujours pas où il travaille ton homme ?

– Non ! Répond Anne en baissant la tête, déjà très éprouvée par la position qui la fatigue énormément.

Le coup de fouet la fait tressaillir, ça la surprise par sa soudaineté, tout son corps regimbe sous la morsure de feu.

– Je répète, où travaillait ton mari ?

– Je vous assure que…

Le feu du fouet embrase les fesses d’Anne, elle a une première défaillance, ses jambes refuse de la supporter. Le dogue dit deux mots à ses sbires qui sortent de la pièce, ils reviennent avec un seau d’eau qu’ils balancent sur Anne. Celle ci a un hoquet, elle pousse un cri en revenant à elle. Les soudards l’aident à se redresser non sans se priver de lui palper les seins au passage.

L’interrogatoire se poursuit sans qu’Anne puisse en dire davantage. Les coups pleuvent lui meurtrissant les reins. Plusieurs fois, elle tombe, à chaque fois un seau d’eau la réveille brutalement, ensuite les mains des soldats sur elle, puis ça recommence.

Le jeu cruel dure environ une heure au bout de laquelle le dogue lâche prise, hors Anne n’est au bout de son calvaire. Il fait redescendre un peu ses bras de façon à lui donner plus d’équilibre, il la regarde, satisfait. Il grogne, avance sa main entre ses cuisses lui palpe durement le sexe, introduit ses doigts boudinés dans l’antre intime, il fouille ses entrailles. Il lui palpe les fesses aussi, comme on flatte la croupe d’un cheval, évalue son corps et passe derrière elle, il défait sa braguette, sort son sexe, il le guide entre les cuisses de la jeune suppliciée.

En trois mouvements de son bas ventre il s’introduit en elle avec un soupir satisfait, il la besogne de coups de reins puissants, qui la propulse en avant, il fait dodeliner sa tête en mesure. Anne, incapable de la moindre défense abandonne son corps à son sort, toute concentrée sur sa survie.

La saillie du chef ne dure pas longtemps, trois minutes à peine, il se répand en elle en grognements hargneux de satisfaction.

– Te voila baptisée au jus de nègre la blanche ! Je vais te laisser à mes hommes maintenant.

Ceci dit, dans un éclat de rire hystérique, il s’en va laissant Anne aux mains des deux soudards.

Les deux hommes font descendre la corde, ils libérèrent ses mains, ils savent bien qu’à ce stade il n’y aura plus de rébellion de la part de leur victime. Ils libèrent aussi ses pieds tout en palpant son entrejambe, en fouillant son sexe encore dégoulinant du sperme de l’autre dogue. Ils rient et échangent des propos obscènes dans leur langue qui laissent Anne dans la plus grande indifférence. Elle ne pense qu’à se protéger le plus possible, comment le faire sinon en étant le plus docile possible.

Elle sait bien que de toute façon ils arriveront à leurs fins, autant éviter tout ce qui peut les fâcher, elle en a fait la cruelle expérience, ses fesses la brûlent encore, alors la moindre rébellion peut se révéler catastrophique pour elle.

Elle se résigne à les suivre. Ils la conduisent dans une sorte de casernement où des hommes assis par terre discutent en buvant et en mangeant.

A leur entrée les têtes se tournent vers eux, il y eut un bref silence suivi d’une espèce ovation qui résonne sous le haut plafond de la chapelle, car c’est bien une chapelle dont il s’agit. Les hommes se lèvent, ils se pressent contre les arrivants, chacun voulant toucher la femme blanche, mille mains se tendent vers les seins d’Anne, vers ses cuisses, ses fesses, son sexe.

Anne serre les dents, ferme les yeux pour s’extraire en pensée de ce magma hurlant qui la presse de toute part. Elle a mal partout, ses fesses à vif la font atrocement souffrir, les mains qui la palpent ravivent ses plaies. Ses seins sont pressés de toute part, des doigts lui tirent les tétons les pincent à lui faire mal, Anne gémit sous toutes ces violences simultanées, essayant d’esquiver, cependant comment échapper à une armée de frelons.

Il y a des cris encore, ils en viennent aux mains, se battent pour la blanche, certains la menacent même de leur arme pour faire du chantage à leurs compagnons. Le pugilat dure de longues minutes pendant lesquelles, Anne est ballottée de mains en mains, avant qu’un noir immense n’intervienne et écarte de ses mains en battoir la plupart des protagonistes.

Ils reculent avec respect, ils laissent passer le grand mandingue qui fend la foule pour arriver devant Anne.

Il a la peau plus cuivrée que ses congénères, ses traits sont moins négroïdes, Anne admire furtivement sa musculature naturelle qui ne doit rien aux salles de gym. Il la toise de ses deux mètres de haut, d’un regard surpris et étonné,il semble lui demander muettement

– Que viens tu faire dans cette chambrée ?

Anne a le courage d’affronter son regard, elle le trouve moins hostile que tous les regards qu’elle a affrontés depuis une éternité. L’homme s’approche en souriant, il la prend par le bras sans rien dire, l’entraîne jusqu’à une couche dans un coin de la pièce. Il l’invite à s’allonger dessus, ce qu’elle fait sans réticence. Depuis le sol, il est encore plus impressionnant, elle voit sa tête hilare tout là haut, presque au ciel, elle ferme les yeux sur cette idée de ciel, imaginant un ciel bleu dans un petit matin limpide.

L’homme défait son pantalon devant ses collègues excités et braillards, quand son membre apparaît, il y a des cris et des youyous comme les femmes arabes en poussent pour signifier la liesse. Il s’agenouille au dessus du corps d’Anne, il caresse lentement ses seins, son ventre de ses mains brunes. Anne ouvre les yeux en sentant ses mains sur elle et découvre le sexe du mandingue. Elle sursaute et s’assoit sur la couche, jetant des regards désespérés autour d’elle.

Les hommes ont surpris son geste, ils rient de plus belle, encourage leur copain à poursuivre. Il sourit à Anne, il est extrêmement doux, de ses mains il la repousse, la force à se rallonger, puis il s’allonge près d’elle et la caressa encore. Sa main va de ses seins à son sexe et à ses cuisses puis reviennent, chaudes et douces, elles rassurent, ainsi elles allument un peu de désir chez la femme.

Il prend la main d’Anne, la pose doucement sur son sexe, Anne sursaute en sentant la masse du membre qu’il lui offre, elle n’ose en faire le tour de ses doigts. C’est lui qui referme sa main sur la bite énorme, elle s’aperçoit alors qu’elle n’en faisait pas le tour, un frisson la parcoure sans qu’elle puisse dire si c’est du désir ou de la crainte.

Il la caresse encore sous les quolibets qui pleuvent, il n’en a cure, il semble seul avec Anne qui subjuguée, le regarde sans cesse. Il lui chuchote à l’oreille des mots d’amour.

– Tu es ma belle, ma femme, mon amour, je vais te faire l’amour doucement sans violence, n’aies pas peur, je serai doux avec toi tu verras, ce sera bien.

Il bascule sur elle, elle gémit par avance sachant qu’il ne peut pas la prendre. Il s’appuie sur ses coudes, évite de l’écraser de son poids, il lui caresse le bas ventre. Anne sent la chaleur douce de son sexe contre son pubis, alors tout à coup elle a moins peur sentant même le désir monter en elle. Il glisse un peu, son sexe vient contre le sexe d’Anne, qu’il frotte longuement contre la fente malmenée de la femme.

Anne ferme les yeux à nouveau, elle se sent tremblante, le désir vient en elle comme un baume sur une plaie, c’est doux et agréable. Elle se laisse emporter par la vague.

Quand le gland du grand noir ouvre ses lèvres intimes, elle gémit, elle n’a aucune appréhension, elle est attentive à ses propres réactions, elle laisse son amant mener la manœuvre.

Insensibles aux vociférations tout autour, les amants ne vivent que pour l’instant. Le membre surdimensionné pénètre lentement, petit à petit, sous l’impulsion de secousses calibrées qui rendent l’intromission indolore. Anne les cuisses largement ouvertes reçoit cette queue d’âne avec délectation, depuis bien longtemps, un sourire apparaît sur ses lèvres, sa tête part en arrière dans une extase sereine.

Bientôt le gland a disparu dans le vagin écartelé de la femme blanche qui soupire sous le grand corps noir et musclé. Petit à petit, ce sexe de la taille et de l’aspect d’une bonne andouille pénètre en elle, envahit ses chairs, écartèle ses muscles vaginaux qui semblent ne plus pouvoir répondre tant ils sont distendus.

Il entre la moitié de son sexe avant de butter sur l’utérus, il le sent et arrête sa pression. Anne qui n’ose plus bouger sous peine de se déchirer, ouvre les yeux, leurs regards se rencontrent. Il lui sourit, elle lui rend son sourire.

– Tu vois que je suis entré, je suis sûr que tu apprécies présentement. Lui souffle t il à l’oreille.

Elle fait oui vaguement de la tête, elle ne bougea plus attendant la suite.

Il reste en elle sans bouger un long instant, le temps que les organes de sa partenaire acceptent cette masse soudaine. De temps en temps un spasme vient enserrer la bite monstrueuse, les muscles se détendent, s’étirent à l’infini pour l’accueillir confortablement.

Anne écoute son corps se mettre au diapason de son partenaire, elle se détend et petit à petit il lui semble que son désir l’appelle. C’est elle qui sollicite ses coups de reins, elle donne deux ou trois coups timides, juste pour voir, n’ayant pas senti de douleurs, elle recommence à mouvoir ses hanches autour du pieu où elle est empalée.

Il grogne sentant sa partenaire prête, ses reins à leur tour esquissent un mouvement. Anne grimace un peu, se demandant si elle n’a pas eu tort de bouger. Cependant, il est attentif, il a vu la crispation de son visage, il va lentement, d’abord il recule de quelques millimètres. Anne est tendue, suspendue à ses mouvements, elle suit le recul de ce monstre de chair qui écartèle tout son bas ventre. Il inverse le sens du mouvement, il la pénètre de nouveau, elle a un autre rictus, elle serre les dents.

Arrivé au fond, il fait le mouvement inverse, alors son membre recule de moins d’un centimètre, cette fois il ne perçoit qu’un léger gémissement, il recule encore un peu, ressort de près d’un centimètre et demi. Puis il replonge lentement gagnant millimètre après millimètre. Il semble que le vagin d’Anne va accepter ce phénomène de la nature, le membre recule à nouveau, un peu plus cette fois, peut être deux centimètres ?

Anne semble le retenir, son souffle saccadé jusqu’à la suffocation. L’homme toujours précautionneux arrête le mouvement, il replonge doucement en elle lui amenant un râle de gorge, qui est salué par des cris plus forts encore de la part des spectateurs.

Le mouvement de piston continue lentement, précautionneusement, le mandingue est attentif à ses moindres gestes, il arrive à trouver une sorte de rythme comme un ralenti de cinéma, cela dure longtemps, longtemps.

Anne perd toute notion de temps, trop occupée à écouter les réactions de son corps, à sentir son vagin se distendre sous la poussée monstrueuse imposée par son partenaire. Il lui semble que l’instant qu’elle vit est l’aboutissement de toute sa vie, qu’elle peut mourir après une telle séance amoureuse.

Elle grogne comme une bête, quand les allées et venues deviennent régulieres, quand son sexe vaincu accepte enfin cette montagne de chair gorgée de sang qui fouille son ventre. Elle crie son plaisir de se sentir si prise, si femelle. Elle hurle quand les reins qui rythment le piston accélérèrent le mouvement, battant furieusement son utérus rendu insensible d’avoir été si martelé depuis plusieurs jours.

Ses yeux exorbités disent sa fureur sexuelle, son plaisir indicible d’être prise par un mâle d’une force aussi exceptionnelle. Elle est un animal tout entier porté par le sexe, jouissant à cris continus au point d’impressionner la horde qui les regarde et qui soudain c’est tu.

Le noir va et vient dans son ventre à un rythme volontairement lent mais régulier, il est concentré sur le mouvement de ses reins qui ondulent souplement au dessus du ventre d’Anne. Ses yeux grands ouverts fixent sa partenaire, attentifs à chaque bribe de plaisir qui émane de son corps.

Quand il est sur le point de jouir, il n’en laisse rien paraître, son regard est juste plus intense, les yeux plus brillants, son intérêt pour Anne plus visible. Son corps couvert de sueur frémit tout entier, il se raidit avant qu’une sorte de décharge électrique ne le parcoure des pieds à la tête. Ses yeux se révulsent, des spasmes violents secouent tout le bas de son corps en une sorte de tremblement de terre dont les secousses se succèdent sans sembler vouloir finir.

Il expulse de lui une quantité de semence inimaginable qui gicle au plus profond du ventre tendu d’Anne. Le sperme emprisonné au fond de son vagin bouillonne et cherche une issue, le noir le sent, il recule un peu la bite pour laisser une cavité suffisante au torrent qui inonde la femme sous lui.

Enfin, il se calme, il reprend ses esprits. Il approche sa tête de l’oreille d’Anne qui n’a pas bougé durant toute la jouissance de son partenaire, trop impressionnée pour jouir elle-même, elle a assisté à ce déferlement, subjuguée, offerte.

– Ne bougez pas, je vais vous ramener à votre cellule.

– Lui murmure t il à l’oreille.

Les sens d’Anne reviennent au galop, la notion de danger réapparaît, ses yeux affolés reprennent conscience de l’environnement où elle se trouve.

Le noir entreprend de se retirer, sa jouissance n’a que peu réduit la taille de son sexe, il recule avec toutes les précautions dont il est capable. Il guette les signes de souffrance sur la face de sa partenaire, son sexe énorme recule millimètre après millimètre. Anne subit cette nouvelle épreuve en serrant les dents, de temps en temps un tressaillement prévient le mandingue de douleur qu’il provoque.

Enfin, il est hors d’elle, elle soupire douloureusement comme si elle a accouché. Autour, les soudards se battent déjà pour savoir lequel prendra la place du grand mandingue. Mais celui ci se relève, il les fait taire de sa voix forte. Il les regarde avec défi et son attitude peu amène rafraîchit les ardeurs de ses compagnons.

Le grand noir se penche, il se saisit d’Anne avec la même facilité qu’un sac de voyage. Il la tient dans ses bras, de sa voix forte, il harangue encore ses compagnons qui les entourent. Il y a des murmures tout autour, cependant personne n’ose vraiment s’opposer.

Alors le grand noir fend la foule, il sort de la chapelle avec Anne dans ses bras. Sans rien dire, il suit les couloirs et il la ramène devant une porte où un garde dormait sur une chaise. Le mandingue donne un coup de pied dans la chaise réveillant en sursaut le garde. Celui-ci rectifie la position dans une précipitation comique, il roule des yeux devant cet attelage surprenant.

Sans un mot le mandingue remet Anne à terre, il demande à l’autre d’ouvrir la porte, ce qu’il fait dans la précipitation. Anne retrouve sa prison et ses compagnes de cellule. Le seau d’eau a été renouvelé. Anne se précipite pour se laver le visage et faire une toilette intime sommaire, c’est là qu’elle se rend compte que ses cuisses sont couvertes de sperme, que le liquide gras a coulé jusqu’aux mollets.

Quand elle a fini, elle se tourne vers ses compagnes d’infortune qu’elle finit par distinguer dans la pénombre. Les deux autres femmes sont là, prostrées et recroquevillées l’une sur l’autre. Anne les rejoint péniblement, son bas ventre lance des sourdes pointes qui vrillent ses chairs.

Elle s’abat près d’elles en les examinant dans l’ombre de la pièce. Les deux femmes sont aussi mal en point qu’elle. La plus âgée des deux, l’américaine, repose sur son flanc, elle gémit doucement dans la nuit. Anne remarque encore le sang le long de ses cuisses, elle interroge Michelle du regard. Celle-ci se penche vers Anne, elle lui dit qu’une fois encore cette femme a subi les pires des traitements, des geôliers sont venus la chercher, ils lui ont fait subir les pires sévices avant de la ramener. Ils lui ont déchiré l’anus à force de la prendre par derrière, la pauvre femme ne peut plus se tenir sur son séant.

Michelle raconte qu’à son tour elle a été interrogée de façon brutale et livrée à des tortionnaires qui l’ont violés de nombreuses fois. Elle raconte qu’ils sont tous très jeunes, des gamins échappés de leurs bidonvilles, trop heureux de se payer en retour sur les blanches, qu’ils voient si souvent passer dans leurs belles voitures. Ils se sont acharné sur elle, chacun d’eux l’a prise au moins deux fois. Michelle est épuisée, son ventre lui fait mal aussi ainsi que tout le reste de son corps. Anne raconte à son tour ses mésaventures sans trop s’appesantir car elle a encore dans son ventre le souvenir cuisant du membre hors norme qui l’a prise.

Michelle lui révèle que les sœurs missionnaires qui tenaient l’établissement sont elles aussi prisonnières, réunies dans une autre pièce. Elles servent presque exclusivement d’esclaves sexuelles à des soudards qui leur rendent visite à chaque instant. Parfois, une file d’attente prend forme devant le réfectoire où elles ont été regroupées, des cris et des plaintes montent de la pièce de façon quasiment permanente.

Quand les chefs ont besoin de renseignements, ils font venir la supérieure pour qu’elle les informe, c’est ainsi que Michelle a pu croiser cette femme qui lui a brièvement parlé, la conjurant de faire savoir qu’elle et ses compagnes vivent le pire des cauchemars. Elle était soutenue par deux hommes, car visiblement affaiblie, elle tenait mal sur ses jambes, les noirs lui ont gardé sa robe de bure, car le vêtement sacerdotal semble beaucoup les exciter.

Elle a pu encore dire à Michelle que depuis près d’une semaine, elles subissent des supplices qui ne leur laissent aucun repos. La plupart des sœurs épuisées ne réagissent plus, la supérieure est très inquiète sur la santé mentale de ses coreligionnaires.

Michelle frémit en pensant à ces femmes abandonnées de tous dans cet enfer, au fond leur sort est très semblable à celui des sœurs.

Dans la nuit, il y a des chuchotements dehors, la porte est ouverte et des ombres pénètrent dans la pièce, Anne est réveillée en sursaut, déjà effrayée de ce qui arrive. Des hommes se sont introduits dans leur prison, ils commencent à les violer à nouveau. Un grand noir se laisse tomber sur Anne, son haleine sent l’alcool.

Brutalement, il lui ouvre les cuisses et pousse son membre en elle, il se met aussitôt à ahaner sur son ventre. Anne gémit de douleur en sentant son sexe à nouveau sollicité, ses chairs déjà bien écartelées admirent plus facilement son tourmenteur. Il jouit vite dans une espèce de cri de joie qui rempli la nuit. A côté, Michelle est écrasée sous un gros corps sombre qui martèle de ses reins le ventre blanc qui se détache dans la nuit. L’américaine gémit en continu tandis que son corps couvert d’un jeune garçon est secoué dans tous les sens.

Anne sent un autre homme la couvrir, elle ferme les yeux. Il a une haleine semblable au précédent, comme son prédécesseur il se libère vite, vidant ses couilles au fond de son vagin débordant de sperme.

Puis s’est un autre, encore un autre, Anne renonce à compter les corps qui viennent la couvrir cette nuit là.

Ses compagnes subissent un sort semblable au sien, sans doute infiniment plus douloureux pour la pauvre femme américaine qui ne semble plus avoir à présent la moindre réaction.

Le manège dure plus de deux heures, jusqu’au petit matin, elles sont violées par des hommes qui se succèdent dans la pièce.

Quand ils sont partis, Michelle et Anne se rapprochent de l’américaine qui gît sans vie. Elles l’examinent, puis avec ce qui reste de chiffon, elles lui baignent le visage et le corps, la lavant en la caressant au mieux pour lui redonner un souffle de vie. La femme revient à elle lentement, cependant il devient vite clair qu’elle perd la raison. Les deux femmes font de leur mieux pour la réconforter, mais elles ne lui tirent que de sanglots.

Cette ambiance finit par détruire ce qui les accroche encore à la vie, l’une et l’autre se regardent, elles ne voient que le désespoir sur le visage qui leur fait face. Quand elles entendent à nouveau la serrure s’ouvrir, elles se rapprochent instinctivement, elles se serrent ensemble. Un homme dépose un nouveau seau plein d’eau avec un peu de nourriture douteuse avant de se retirer.

Les deux femmes considèrent craintivement l’écuelle pleine d’un brouet de mil elles s’en approchent avec circonspection. Anne y met un doigt, elle goûte la pâtée. Ce n’est pas si mauvais, l’instinct de survie fait le reste, elle mange ce qui lui est proposé. Michelle suit son exemple, après quoi les deux femmes essayent de faire manger l’américaine, pourtant celle-ci refuse toute nourriture, elle se recouche les yeux clos. Cette femme attend la mort.

La journée est chaude, pour la première fois depuis bien des jours le ciel s’est dégagé, les nuages cèdent la place à un soleil de feu qui brûle les hommes et les animaux. Dans la torpeur des heures, Anne et Michelle trouvent un semblant de repos dans une somnolence pas vraiment réparatrice. Sans arrêt sur leurs gardes, elles sursautent au moindre bruit dans le couloir où des hommes pourtant vont et viennent sans discontinuer.

Plus tard dans l’après midi, il y eut davantage d’éclats de voix juste derrière la porte, les femmes retiennent leur souffle. Une clé tourne dans la serrure, elles se tiennent l’une dans les bras de l’autre tremblante, elles attendent.

C’est le grand mandingue qui apparaît, son teint cuivré luit dans l’ombre dorée de la fin d’après midi. Il entre et sourit à Anne en se penchant vers elle.

– Ce soir, j’ai l’opportunité de vous sortir de là ? Dit il dans un souffle. Les femmes ouvrent de grands yeux, elles ne croient pas ce grand type à la face luisante de sueur penché vers elles.

– Tenez vous prêtes, je dois conduire un convoi en ville, il y aura deux camions, je commande l’un d’entre eux, je ferai mettre des bâches dedans, vous vous cacherez dessous ? En ville les camions prendront des itinéraires différents, je vous conduirai en lieu sûr.

Il se relève rapidement, sort en leur lançant :

– A ce soir !

Anne et Michelle ne réagissent pas immédiatement, elles se regardent sans trop comprendre, puis petit à petit l’espoir distille sa douce chaleur en elles. Elles s’embrassent, elles pleurent dans les bras l’une de l’autre, longtemps et intensément. Puis elles s’ébrouent, elles regardent du côté de l’américaine toujours prostrée dans son coin. Elles s’approchent, lui touchent l’épaule, devant son manque de réaction elles se penchent dans la pénombre de leur geôle. La femme est inerte, elles comprennent vite qu’elle est morte. Les deux femmes se regardent avec effroi, elles sont prises de tremblements.

C’est Michelle qui émerge d’abord de cet instant de panique, avec sang froid elle analyse la situation. Si les soldats se rendent compte de cette mort, leurs plans peut être remis en question. Il ne faut pas qu’ils se rendent compte du décès de l’américaine.

Surmontant leur répulsion, elles placent le corps de leur compagne dans une position qui peut simuler le sommeil, la couvrant de restes de vêtements, elles prient pour que subterfuge ne soit pas découvert avant l’heure de leur fuite.

Par chance, personne ne vient les opportunes ce soir là, la chaleur du jour a ensuquer tout ce beau monde, les hommes pensent plus à prendre du repos qu’à violer les femmes à leur disposition.

Anne et Michelle halètent dans la fournaise de leur prison en guettant le moindre des indices qui donne le signal de leur départ.

Elles attendent longtemps, en tout cas le temps leur parait infiniment long. Enfin vers le milieu de la nuit, on vient toquer à la fenêtre entravée de leur cellule. Elles entendent des pieds de biche à l’œuvre sur le bois, des craquements discrets leur disent que leur délivrance est proche.

Enfin une main cuivrée finit d’ouvrir le panneau, le mandingue passe sa tête à l’intérieur. Aussitôt Anne et Michelle se précipitent, l’homme les saisit l’une après l’autre, il les repose sur l’herbe. L’air libre de la nuit leur fait du bien, l’homme sans rien dire les pousse rapidement devant lui, sans bruit, ils courent vers des masses sombres garées sous les arbres au fond du jardin. Sans plus réfléchir, avec l’aide du mandingue elles sont poussées et hissées dans le camion pendant qu’une bâche s’abat sur elles.

Sans plus attendre, le camion démarre, les soubresauts de la piste bercent délicieusement le voyage. Sous leur bâche, les femmes jubilent, serrées l’une contre l’autre, n’osant encore se réjouir ouvertement, elles ne se posent pas de question sur leur destination. Pour l’instant elles fuient un lieu de torture où elles ont subi trop de souffrance.

Le camion s’arrête et sous la bâche, on n’entend plus que le crissement des insectes de nuit tout autour. Il y a des pas, une main sombre soulève la toile lourde qui recouvre les femmes. Le mandingue prend la main d’Anne, il la soulève à sa hauteur. Il la prend dans ses bras, il l’embrasse avec fougue.

– Ton voyage touche à sa fin ! Lui dit il.

– Merci. Répond Anne simplement. L’homme la regarde intensément.

-Je sais que ton mari est encore à la villa de la station de forage, mais si tu veux ?Enfin. Oui si tu veux, nous pourrions, dans la foret, une dernière fois. Alors, le veux tu ?

Anne hoche la tête verticalement, sans réfléchir. Rien autour ne compte plus, ni les hommes en armes, ni Michelle sa compagne des mauvais moments.

Prestement l’homme saute du camion en l’entraînant à sa suite, dans la nuit, la forêt les happent ensemble. Tenant la main d’Anne, le mandingue l’entraîne loin de la piste dans une espèce de clairière où il la pose sur l’herbe. Il vient près d’elle, tendrement il la caresse. Elle frissonne de sentir ses mains sur elle, le désir monte dans tout son corps. Il n’a aucun mal pour la défaire de ses haillons, tout les deux roulent sur le sol frais qui les accueille.

Après ces préliminaires, le noir entreprend de la prendre, Anne l’aide de toutes les possibilités de son corps, elle s’offre à celui à qui elle doit la vie sauve. Elle serre les dents en sentant son membre chercher l’ouverture de sa moule, elle se cabre quand son gland ouvre ses chairs sensibles, encore endolories de la séance précédente. Il sent la réticence de sa partenaire, il est doux avec elle, il met longtemps à la pénétrer.

Comme la première fois, ses gestes sont emprunts de prudence, il fait preuve d’une réelle passion pour Anne. Elle est rassurée, elle se détend, le membre démesuré entre en elle, ils font l’amour passionnément. Anne s’agrippe à lui, griffant son dos de ses ongles, tendant ses reins vers le désir de ce membre qui la prend toute entière.

Elle sent ses seins durs, enflés tant elle est chaude et offerte. Elle commence à gémir sous lui chaque fois qu’il s’enfonce en elle, tiraille son ventre, la douleur est délicieuse. Elle s’offre davantage, elle participe, ondule des reins, mouvant ses hanches, facilite l’entrée de ce pieu de chair sombre qui a fini par faire son chemin en elle.

Elle a un plaisir fabuleux, jouit trois fois avant que lui-même ne vienne au terme de son extase. Quand il est prêt à jouir, il accélère le rythme, tire une plainte continue à sa partenaire dont le corps se torde sous lui. Elle hurle son plaisir tout en participant de son sexe et de ses reins, elle ouvre ses cuisses au désir si masculin du mandingue qui halète au dessus d’elle, il finit en un grognement animal suivi d’un feu d’artifice de spasmes qui met son ventre en feu. Pendant de longues secondes le corps de bronze est parcouru de frissons, ses reins ont des secousses en saccades puissantes qui chaque fois font gémir Anne.

Enfin il se calme et haletant, il la regarde appuyer sur ses coudes. Il y a quelque chose de douloureux dans ce regard, si intense qui semble la boire. Le souffle court il lui dit enfin :

– Je vais te conduire à la station de forage, tu retrouveras ton mari, à présent je veux que tu saches que jamais je ne pourrai t’oublier !

Anne le fixe également, entre nostalgie et extase, son corps et son cœur balancent encore. Elle voudrait que cette seconde perdure, qu’elle se prolonge vers une nuit infinie et douce.

– Comment t’appelles tu ? Lui demande t elle.

– Antonin, appelle moi, Antonin ?

Ils restent soudés l’un à l’autre un long moment, ne veulent pas rompre cette félicité, seule l’aube et ses premières lueurs ramène un peu d’ordre dans leurs têtes qui tournent encore.

Le mandingue bouge un peu, elle a cette grimace de douleur intime, il se retire lentement d’elle, à regret. Quand il est debout, il lui tend la main, ils reviennent vers le camion sagement garé au bord de la piste.

Les hommes restés là se réveillent l’un après l’autre, les voyant venir avec étonnement. Il remet Anne sous la bâche et regagne la cabine du camion. Le moteur rugit et les secousses reprennent. Sous la bâche, Anne retrouve Michelle qui se réveille lentement, elle la regarde surprise de la voir un peu triste, les yeux brillants. Elle l’interroge du regard, mais Anne secoue négativement la tête, de sa gorge nouée aucun son ne peut sortir.

Cette fois le voyage parait plus court à Anne, ainsi quand le camion s’immobilise dans un grand hurlement de freins.

Il y eut encore palabre comme toujours en Afrique, puis très vite, des hommes montent sur le plateau, ils tirent la bâche. Les deux femmes, éblouies, lèvent les yeux vers le premier blanc qu’elles voient depuis bientôt une quinzaine et qui les regardent tout aussi étonnés.

Elles descendent, entourés d’hommes noirs armés ? Le blanc prend la parole.

– N’ayez pas peur mes dames ! La compagnie a négocié avec les rebelles de la station. Vous serez reconduit à la capitale saine et sauve.

Puis une femme fend la foule des hommes en armes. Elle vient prendre Anne dans ses bras. Elle retrouve une odeur si familière, alors elle sait même sans le voir que cette femme n’est autres que son mari Paul.

Broko écarte les hommes, il regarde Anne et Antonin, il s’adresse à ce dernier.

– Toi le Mandingue, tu peux prendre la femme, ainsi que le mari pour qu’il dégage d’ici. N’es ce pas directeur ?

Dit il en se retournant vers le seul blanc, qui voit Antonin tendre la main à Anne.

– Oui, Madame Bidule, vous pouvez nous débarrasser de la grande folle qu’est votre mari, notre ancien directeur du forage. Si vous faites ça je vous promets une bonne douche chaude avec des vêtements en bons états.

Anne, regarde Antonin et Paul ? Antonin lui fait de la tête un signe qui veut dire vient avec ton mari. Anne s’approche d’Antonin, elle se hisse sur la pointe des pieds, pour l’embrassé sur la bouche, au grand étonnement de la foule.

Elle se dirige vers la villa de fonction, suivit de Paul. Elle en ressort heure plus tard, vêtu d’une robe légère, elle a un grand sac à la main. Paul la suit avec lui aussi une valise sous le bras.

Ils montent tout les trois dans un quatre, quatre tout terrain qu’Antonin a négocié avec le nouveau directeur du forage. Antonin est au volant au côté d’Anne, Paul est lui derrière. Après quelques heures de voyage ils arrivent devant un ancien hôtel reconditionné.

Ils rentrent dans l’hôtel, Antonin les conduit au milieu d’une grande pièce magnifique.

– Je suis le propriétaire de cette demeure qui appartenait à l’homme le plus riche du pays. Il était mon cousin à sa mort, l’hôtel est devenu à moi. Je suis ici le chef de la tribu et aussi du village qui entour cet hôtel.

Il leur explique rapidement que leur vie vient de changer.

– Je cherchais depuis un moment une femme, je souhaitais une blanche, tu es donc l’élue. Ton homme lui nous servira, il sera aussi un de nos esclaves.

– Anne ! Tu vas être ma femme, je te ferais des enfants quand tu auras accouché du premier, tu auras comme pour les autres une domestique.

– Quant à toi le blanc, tu vas vivre avec mes guerriers au sous-sol et tu seras l’esclave sexuel de mon plus vaillant guerrier.

Il s’adresse à l’homme qui est au fond de la pièce depuis le début.

– A présent Chef, emmène ce petit blanc avec toi, il assistera au mariage demain avec toi, en attendant montre lui ce que sera sa vie et à quoi il servira maintenant, après le mariage tu l’emmèneras voir le médecin pour qu’il en fasse définitivement une femme pour nos guerriers.

Anne prend possession de sa chambre, elle prend une douche, Antonin rentre dans la salle de bain pendant qu’elle est sous la douche, il la regarde, elle est nue et magnifique, un mètre soixante dix, le teint pâle, une poitrine d’environ quatre vingt dix D, de belles petites fesses, son pubis est juste rasé.

Ils font l’amour, ils sont heureux. Une nouvelle vie commence pour Anne.

Sam Botte

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