Histoires taboues et histoires de sexe

Lettre d’une femme mariée à son mari Chapitre 1

Lettre dune femme mariee a son mari 1

Lettre à la clé

Mon chéri,

La clé que tu trouveras dans cette enveloppe est celle du vieux secrétaire du grenier. En l’ouvrant tu découvriras dans la partie droite plusieurs liasses de lettres qui te sont adressées.

Je sais qu’en les lisant, je vais te faire de la peine… J’ai la certitude, pourtant aujourd’hui encore, que je ne pouvais agir autrement !

À côté de notre vie quotidienne faite d’un amour si tendre où tu as su m’apporter tant de satisfactions, je me suis mise à vivre une vie parallèle.

Cette autre vie, c’est aussi la mienne.

Cette Brigitte que tu n’as pu connaître et qui est pourtant bien ta femme, je ne sais si tu auras le courage de la découvrir. À la fois je le désire et je le redoute.

Je veux en tous cas que tu saches que je n’ai jamais douté de mon amour pour toi. Cet amour s’est seulement transformé.

Si tu pouvais seulement, malgré tout ce qu’ils te révèlent, découvrir cette succession de récits comme un témoignage réel, bien que singulier, de mon amour pour toi.

La relation que j’ai avec celui qui n’était à tes yeux que mon patron est venue s’immiscer dans l’espace qui existait entre nous. C’est un monde où la passion est aussi importante que la tendresse.

J’espère que tu comprendras que la situation que j’ai voulu te décrire n’a pas été simple à vivre pour moi, dans un moment où tu étais finalement toi-même plutôt insouciant. Je ne pouvais évidemment me confier à toi directement, mais tu as bénéficié, sans le savoir, des débordements de désir et de tendresse que cette relation nouvelle a révélés en moi.

Ma fidélité, d’une certaine manière, je l’ai mise toute entière dans celle à te rapporter les faits tels que je les ai vécus dans les moindres détails.

Pourtant, je dois reconnaître que la description qui t’est faite est tout sauf celle d’une épouse fidèle !

Mon nouvel employeur a exigé dès le début que je rédige cette correspondance régulière comme un gage indéfectible de l’attachement que j’avais pour lui. Il m’a avoué bien plus tard que cela l’excitait beaucoup d’imaginer qu’un jour, je pourrais être prête à tout te révéler en assumant pleinement mes actes dès que ce serait possible, c’est à dire dès que j’aurais quitté définitivement le foyer conjugal…

Il était convenu dès le début, que je garde cet espace de liberté de ne pas lui faire lire certaines de mes lettres, si je le désirais. Il voulait ainsi que j’exprime mes sentiments avec la plus grande sincérité. Mais il lui arrivait cependant régulièrement de me demander de lui en dévoiler une de mon choix qu’il souhaitait que je lui lise à voix haute, ce qui le rendait fou d’excitation.

Ainsi, souvent, après la lecture de celle-ci, il me faisait l’amour.

Cela peut te paraître incroyable, mais j’avais l’impression dans ces moments-là d’être un peu avec toi, de ne pas réellement te tromper, puisque j’allais un jour tout te révéler, même si cela devait l’être bien des jours plus tard.

Paradoxalement, te décrire avec la plus grande franchise ma relation passionnelle avec celui qui, pour toi, n’est que le patron de mon agence, me rapprochait en quelque sorte de toi. Je crois que tu as dû ressentir quelque chose, car j’avais l’impression que tu devenais plus amoureux à la mesure de l’amour naissant qui grandissait en moi, sans que tu le saches alors, pour un autre homme. D’ailleurs tu me disais souvent ne m’avoir jamais vue aussi radieuse.

Maintenant que les enfants sont partis faire leur vie, je sais que tu auras la ressource de refaire la tienne, si ce n’est de m’oublier. Tu es un homme séduisant et beau qui sait apporter le confort et le réconfort, et tu n’auras pas de mal à séduire d’autres femmes.

Quant à moi, je ne pouvais plus continuer à vivre dans cette double réalité.

Je ne pouvais éternellement te mentir.

J’ai conscience que cette révélation me sépare définitivement de toi et de cette vie douillette et tendre qui, pendant de longues années, a été la mienne.

Sache que, si je ne me suis jamais sentie aussi heureuse, c’est en grande partie grâce à toi. Mais ce que m’apporte cet homme, tu ne peux pas me l’offrir, et d’ailleurs je n’aurais jamais osé te le demander.

Il est inutile que tu cherches à me contacter. Nous avons tout mis en place pendant ces derniers jours pour ne pas être joignables. Je peux seulement te dire que nous voyagerons beaucoup et que je ne cesserai probablement pas de t’écrire, mais je ne t’enverrai mes lettres qu’en quittant les lieux où je les aurais rédigées.

Je te couvre une dernière fois de mille baisers, mon petit mari chéri que j’aurais aimé pouvoir serrer une dernière fois dans mes bras.

Ta femme qui t’aime

lundi 27 avril

Mon cœur,

Je viens de quitter l’agence et, avant de venir te rejoindre, je me suis installée dans le café d’en face.

Il y a beaucoup de bruits autour de moi, mais cette agitation ne me dérange pas…

Je suis sur un petit nuage !… Je ne sais comment te décrire ce que je ressens. Il y a la joie, bien sûr, de me sentir redevenir quelqu’un, maintenant que j’ai à nouveau un travail, mais aussi de l’excitation qui me rappelle l’exaltation que j’avais lorsque j’étais collégienne et que j’étais tombée sous le charme d’un garçon pour la première fois !

Aussi, je ressens une fébrilité un peu folle à écrire ces lignes, et même si je sais que c’est absurde, je crois que je me sens amoureuse.

J’avais préparé cet entretien en ayant conscience que dans ce genre de rencontre il y a toujours une part de séduction.

Tu m’as d’ailleurs encouragée à porter ce tailleur qui, selon toi, m’allait à ravir, parce qu’il mettait en valeur ma « jolie silhouette ». Tu me disais aussi que l’on pouvait apprécier davantage la finesse de ma taille et l’honnête volume de ma poitrine, dont je dois avouer être assez fière. Et puis, il y avait ce généreux décolleté que tu m’as encouragée à mettre et que tu m’as assuré n’être pas vulgaire. Tu m’as même incitée à mettre des porte-jarretelles et ces bas de soie au discret motif. Ceux-là même que je ne porte d’habitude que pour te séduire davantage ou lorsque nous allons à une soirée et cela, malgré le fait que je dévoile largement mes jambes sous cette jupe moulante, fendue sur le côté.

À vrai dire, il a fallu tous tes talents de persuasion pour me convaincre de m’habiller ainsi, alors que je craignais que le relief de mes jarretelles soit visible pour un œil attentif, sous la finesse du tissu.

Pour toi, cette sensualité que je dissimulais sous mes vêtements me rendait encore plus radieuse et plus « femme », et mettait ainsi toutes les chances de mon côté dans un tel entretien pour un métier de relation avec la clientèle.

Tu me disais l’importance de la première impression lors d’un entretien d’embauche.

J’ai conscience de pouvoir plaire aux hommes. Du moins, je me sais désirable, tout en sachant l’aspect superficiel et intéressé du regard qu’ils portent souvent sur moi.

Durant mes études, j’avais de nombreux garçons qui me tournaient autour, mais j’étais aussi très timide, et les quelques aventures que j’ai eues avant de te rencontrer n’étaient en rien torrides.

Avec toi, Damien, j’ai connu quelque chose de fort, même si je soupçonne, précisément à cet instant, que ce n’était pas de la passion. Tu étais beau, gentil et rassurant, et tu avais de l’argent, ce qui ne gâchait rien, pour moi qui était d’une origine plus modeste.

Nous avons, durant des années, construit notre vie selon mes désirs, et nos deux enfants ont pu eux-mêmes accéder au confort matériel et à la jouissance d’une relation stable et heureuse.

Mais aujourd’hui, je me sens bouleversée et ce que je viens de vivre, je ne m’en croyais pas capable !

J’étais très intimidée en rentrant dans l’agence. Pour m’accueillir, une jeune femme et un jeune homme à la fois beaux et avenants m’orientèrent vers la porte du bureau du patron en me demandant de patienter un instant. En attendant, je me mis à feuilleter des magazines de voyages qui ne parvenaient pas à capter mon attention.J’étais distraite par la voix grave qui me parvenait derrière la porte. Visiblement celui qui devait m’accueillir avait une discussion plutôt vive au téléphone avec son interlocuteur.

Avant même de le voir, je me rappelle de ce côté vulgaire qui est si étranger à toi :

  • — Espèce de connard ! Tu n’es qu’un petit branleur ! J’attends cette livraison depuis une semaine ! Démerde-toi, sinon t’auras affaire à moi !

On ne peut pas dire que cela me rassurait.

Il s’écoula encore quelques minutes, lorsque la porte s’entrouvrit.

Avant de le décrire, je dois te parler de l’expression de son visage qui curieusement me laisse un souvenir ému. Il était visiblement encore sous l’effet de la colère, mais lorsqu’il a levé les yeux sur moi, il s’est soudain attendri pour me gratifier d’un sourire radieux qui contrastait violemment avec ce que je venais d’entendre.

Son attitude était même un peu mielleuse, mais curieusement tout cela me flattait.

Il me fit asseoir face à son bureau et je me souviens du trouble rencontré, alors que j’étais en train de le dévisager, pendant les fractions de secondes qu’il mit pour s’installer face à moi.

Il y avait avant tout, cette odeur capiteuse qui saturait l’atmosphère et que j’aurais jugé vulgaire sur un autre que lui, mais que je ne jugeais pas.

Sa corpulence était un peu massive, voire trapue, encore une fois à l’opposé de toi, avec un ventre plutôt proéminent, propre à la cinquantaine de celui qui se laisse un peu aller.

Lorsqu’il commença à s’asseoir derrière son bureau dont la transparence me laissait distinguer sa silhouette enrobée, mais cette fois-ci de face, je découvris un visage qui n’était ni beau, ni laid, de type méditerranéen, pas très bien rasé. Je percevais des cernes sous ses yeux, ce que je mis sous le compte de la charge de travail d’un homme tel que lui qui a des responsabilités.

Il était maintenant calé dans son fauteuil et son attitude était plus qu’affable. Il semblait ravi comme un enfant qui découvre un nouveau jouet, mais je lisais dans son regard bien plus qu’un désir enfantin.

J’arrêtai de l’observer avec trop d’insistance car sa façon de me scruter devenait pesante et me mit mal à l’aise. C’était à son tour de me dévisager, ou plutôt de me déshabiller du regard.

Nous avions à peine échangé une parole que je me sentis prise d’un trouble totalement nouveau.

J’ai parlé de son visage qui était quelconque, mais ce qui l’était moins, c’était ses yeux noirs à l’expression intense à cet instant et qui, lorsqu’ils croisèrent les miens, après s’être attardés de façon interminable sur diverses parties de mon corps, me semblèrent d’une profondeur insondable comme si je devais m’y noyer !

J’étais complètement accrochée par ce regard que je soutins pendant plusieurs secondes, tout en réalisant qu’une telle attitude pouvait être interprétée comme l’aveu impudique d’un désir de femme pour un inconnu.

En vérité c’était comme si, en me dévisageant, il venait littéralement de lire en moi et que je ne devais rien devoir lui cacher !

  • — Vous êtes absolument ravissante ! Je dois avouer que je ne m’attendais pas.

Il se ravisa alors, comme s’il avait peur de se livrer davantage…

  • — Êtes-vous très motivée par ce travail ?

Je lui répondis franchement qu’il correspondait exactement à ce que j’attendais. Mais il continua aussitôt :

  • — C’est quelque chose que je ne dis jamais, surtout lors d’un premier entretien, mais je dois avouer que j’aimerais vraiment voir une femme telle que vous travailler avec moi ! Je sais combien une personne aussi belle peut présenter d’atout dans une agence telle que la notre, dont l’objectif premier est d’apporter du rêve, de l’évasion.

Il marqua alors une pause. Je me sentais terriblement tendue et en même temps excitée par ses propos. L’attention qu’il venait de me porter et cette douce sensation de dépendance, faisait que je me sentais totalement en sa possession et prête à accepter bien des choses. Mais, j’étais en même temps troublée parce que je n’avais pas même montré mes compétences pour ce poste, et je craignais qu’il se méprenne sur la femme que j’étais vraiment.

  • — J’ai aussi des exigences qui peut-être vous paraîtront bizarres… mais j’attends un engagement sans faille de la part de mes employés. Il est très important pour moi que vous sachiez bien que c’est moi qui décide de ce qui se passe ici. Il faut que vous ayez toujours présent à l’esprit qu’à la base du sérieux que j’exige de vous dans une telle activité, ce que j’attends, c’est surtout que vous me soyez fidèle !

Ce mot fidèle me paru immédiatement dans toute son ambiguïté mais celui qui était déjà mon nouveau patron, dissipa celle-ci d’une façon encore plus troublante :

  • — Vous dites dans votre CV que vous êtes mariée.
  • — En effet.
  • — Vos enfants ne vivent plus avec vous ?

J’étais étonnée par cette remarque, mais je n’hésitai pas à lui répondre :

  • — Le dernier vient tout juste de se marier.
  • — Parfait ! Je pense que vous êtes naturellement très attachée à votre mari, aussi je vous demanderai un travail régulier en dehors des heures à l’agence qui, si vous l’acceptez, vaudra acceptation d’embauche.

Encore une fois, il y eut un long silence pendant lequel j’observai ses doigts un peu trapus mais, tout en pensant à la finesse de tes propres mains, mon chéri, je réalisai que j’avais envie de toucher ou d’être touchée par ces mains là.

  • — Ce que j’attends de vous, c’est que vous écriviez régulièrement une lettre à votre mari, mais que vous la gardiez près de vous. Ce que je veux, c’est que vous y exprimiez avec la plus grande franchise possible ce que vous ressentez à mon égard et, pour que cela soit possible, je vous demande de garder ces lettres dans un endroit qui soit secret aussi pour moi-même. De temps en temps, je vous demanderai seulement de me lire une d’entre-elles de votre choix. C’est pour moi un gage de fidélité indispensable pour une bonne relation de travail ! Bien sûr, personne d’autre que vous, que moi-même ou que votre mari un jour, ne doit prendre connaissance de l’existence de cette correspondance !

Je ne m’attendais évidemment pas à un tel contrat ! Avant même d’avoir réfléchi, je me mis pourtant à lui répondre, ce que j’aurais répondu à n’importe quelle question :

  • — C’est comme vous voudrez.

Il n’en fallait pas plus pour le contenter, au moins pour le moment, car il se releva et il ne m’échappait pas que ses yeux s’attardaient pesamment sur ce qu’il pouvait voir de ma poitrine alors que j’attendais pour ma part un signal avant de me redresser. Tout en contournant le bureau, je sentis son regard glisser sur mes cuisses.

Il me prit la main comme on prend la main d’une « dame », à l’ancienne, pour me faire signe de me relever. Ses doigts étaient brûlants et sa peau un peu moite.

J’étais maintenant debout face à lui, à quelques centimètres, et son parfum puissant, un peu trop fort, emplissait mes narines.

Il me regardait à nouveau de la tête aux pieds sans dire un mot ! Je n’ai jamais ressenti ça à un tel point et surtout aussi vite, mais j’avais une envie folle qu’il me prenne dans ses bras et qu’il me serre très fort contre lui !

Au lieu de cela, il a reculé d’un pas et m’a adressé un large sourire :

  • — À demain ! J’ai déjà confiance en vous et je pense que vous ne me décevrez pas ! J’espère que vous avez confiance en moi…

Je me mis alors à lui sourire à mon tour et j’étais assez fière de parvenir à ne pas rougir devant lui. Mais alors, il m’adressa à nouveau la parole !

  • — C’est une très bonne idée d’avoir mis des porte-jarretelles. J’adore les femmes qui portent des sous-vêtements sexy, n’hésitez surtout pas les jours suivants !

Cette fois je devais être écarlate et je n’osai plus croiser son regard en quittant la pièce, comme une gamine prise en faute !

mardi 28 avril

Mon tendre chéri,

Hier, de retour de mon premier rendez-vous, tu m’as complimentée sur mon tailleur fuchsia qui découvrait mes « superbes » jambes gainées de soie à mi-cuisse.

Je venais à peine d’être embauchée par celui qui n’était alors que mon nouvel employeur, mais je me souviens t’avoir embrassé avec toute l’énergie possible. Tu me trouvas vraiment sensuelle et j’avoue que tes propos n’ont fait que confirmer ce que je devinais ce jour-là. Mon bonheur n’était pas dû au simple fait d’avoir enfin trouvé du travail !

J’étais, bien sûr, heureuse de retrouver un poste dans une agence de voyage qui correspondait parfaitement à ma formation et à mon désir, mais l’entretien que je venais de passer, telle une élève appliquée auprès de mon nouveau patron, avait produit un curieux effet.

Au retour de ce premier rendez-vous, j’avais une envie si forte de toi, que je t’ai léché avidement les lèvres pour te pénétrer de ma langue. Tu m’as brutalement agrippé les fesses sous l’effet de la surprise. Pendant que tu caressais le haut de mes cuisses nues, en frôlant du bout des doigts mes porte-jarretelles… J’ai alors fait sauter l’agrafe de mon soutien-gorge pour libérer ma poitrine. Je portai ce jour-là un chemisier de satin et j’éprouve encore de l’émotion en pensant aux caresses de mes bouts de seins gonflés contre ton torse.

Je n’ai pu m’empêcher de te pousser doucement vers notre chambre tout en continuant à t’embrasser, comme si je devais boire un divin nectar issu de tes lèvres. Je me suis mise alors torse nu et puis j’ai libéré ton sexe déjà gorgé de désir ! J’ai arraché ma culotte et relevé ma jupe pour faire glisser ton membre dans mon intimité que je savais déjà chaude et onctueuse.

J’avais envie de te regarder fixement, et le fait de te sentir en moi m’apaisa.

En même temps, alors que je savourai ta présence, je pensai à lui… à cet homme que je venais de rencontrer et qui avait eu le pouvoir de me trouver enfin un travail.

J’avais désormais besoin, plus que tout, de tendresse, et cette envie folle de partager jusqu’à la duplicité de mon émoi. J’aurais voulu même, si j’avais cru cela possible, que tu sois mon confident, mon complice.

Je t’ai parlé de son âge, la cinquantaine et du fait qu’il m’avait mise tout de suite à l’aise.

Tout en continuant de parler, je te massai la verge doucement avec mon sexe.

Je t’ai dit qu’il m’avait demandé de parler de mes motivations et que j’avais alors exprimé combien je désirais ce poste. Pendant ce temps, je te gardai en moi en bougeant le bassin avec une lenteur voluptueuse et, alors que je te chevauchai, ma voix était à peine altérée par de faibles soupirs de jouissance.

Je t’ai alors parlé de son ton flatteur en me disant que je correspondais exactement au profil qu’il recherchait.

J’ai ressenti à cet instant que le fait de continuer, malgré tout, à te parler de cet homme devait te troubler.

Ta voix n’était pas habituelle lorsque, comme un garçon timide, tu t’es mis à me demander s’il avait cherché à me séduire. Curieusement, était-ce sous l’effet de la jouissance, alors que je ne cessai de te caresser de mon vagin, ou parce que je me sentis alors avoir un pouvoir sur toi, je me souviens avoir esquissé un sourire en te disant que tu plaisantais, que c’était un entretien purement professionnel et qu’il avait été très correct.

Tu étais persuadé en tout cas que je lui avais « tapé dans l’œil », et tu m’as dit alors ne jamais m’avoir vue aussi radieuse !

Je sais que je souriais vraiment et essentiellement cette fois parce que j’étais flattée. Alors que je me laissai envahir par le plaisir, mes yeux cherchèrent vainement à croiser les tiens, mais je n’arrivai plus à me contrôler et je me sentis partir…

Avec le recul, je crois avoir été totalement impudique en t’offrant le contact de mon postérieur se frottant contre tes doigts et le spectacle de mon abricot d’amour presque imberbe qui coulissa sur ta verge tout en la lubrifiant…

Et puis il y avait surtout le fait de continuer à te parler, sans plus réaliser ce que je disais.

Je me souviens t’avoir dit qu’il n’était pas sans charme mais pas très beau non plus. Un peu trop enrobé et, qu’au moins dans son apparence, il ne devrait pas te plaire, avec son côté un peu m’as-tu-vu et macho. Et puis j’ai dû t’avouer que malgré tout, il me faisait bonne impression, qu’il m’inspirait confiance.

Ce dont je me souviens aussi, c’est que ce jour-là, j’ai joui comme cela ne m’était pas arrivé depuis longtemps…

Plus tard dans la soirée, j’ai pensé que j’étais peut-être allée trop loin et, qu’en te montrant à quel point j’étais excitée, tu devrais forcément te douter qu’il s’était passé quelque chose.

Mais ce matin, quand je suis partie avec ma jupe blanche plus courte encore que la veille et un chemisier échancré, je n’ai senti aucun reproche de ta part ; plutôt un sentiment de fierté, puisque tu m’as dit que j’étais plus séduisante et plus belle que jamais.

Ce que tu n’as pas remarqué ce jour là, c’est que j’avais encore mis des porte-jarretelles et ce n’était pas, cette fois, sur tes conseils. Et qu’il suffirait que je sois assise, pour qu’apparaissent au-dessus de mes bas de soie claire, le haut de mes cuisses nues ! J’avais mis également une fine culotte de dentelles qui, par de menus frottements à chacun de mes pas, agaçait délicieusement mes petites lèvres.

Arrivée à l’agence, je ne le vis tout d’abord pas. Et puis en entrant dans son bureau, il me gratifia d’un bonjour un peu sec sans même lever son regard vers mon visage. En le voyant essentiellement attiré par les courbes de ma silhouette, je ne pus m’empêcher de penser à son côté décidément rustre et macho ! Mais dès qu’il a plongé ses yeux dans les miens, j’étais à nouveau prête à fondre.

Il m’a demandé de l’attendre dans son bureau tout en lisant le dossier de présentation de mon nouveau travail.

Il n’y avait là rien que de très classique pour moi à l’égard d’un métier que j’avais déjà exercé. Il insistait sur le devoir d’information à la clientèle, la capacité à convaincre, l’appât qu’il fallait exploiter concernant les promotions, le fait de donner le sentiment que l’offre proposée avait quelque chose d’unique, même pour les produits standards. Bien sûr, l’accent était mis sur la patience et l’amabilité. Tout cela me paraissait tout à fait naturel et, dans ce document officiel, il n’était évidemment pas question du contrat bien particulier qui me liait à mon patron.

À vrai dire, je ne savais pas quelle était la nature profonde de ses exigences, même si le simple fait d’écrire ces lettres singulières qui t’étaient adressées, impliquait d’évidence des rapports bien plus étroits que ceux que l’on entretient d’habitude avec un supérieur. Il m’a dit ensuite, en quittant la pièce, de revenir dans quelques instants.

J’étais assez tendue, une fois la lecture du rapport achevée, et l’attente me parut interminable.

J’ai eu alors le loisir d’observer certains objets qui parsemaient son bureau.

Il y avait quelques petites figurines d’origines diverses qui, bien que discrètes, lorsqu’on y prêtait une réelle attention avaient toutes en commun leur caractère sexuel explicite : que ce soit cette Vénus africaine en ivoire, à la poitrine et au fessier généreux ou un phallus dressé qui basculait de façon lancinante, à côté d’un coupe-papier aux motifs également érotiques.

Outre les inévitables photos de paysages paradisiaques, se trouvaient aux angles opposés de la pièce, un peu dans la pénombre et visibles de son seul bureau, des photos « artistiques » de femmes passablement dénudées et lascives, aux origines les plus diverses. S’il en était besoin, j’avais la confirmation du goût certain de mon employeur pour les jolies femmes.

Il y avait ainsi une superbe Noire à la poitrine arrogante, dont le corps quasi-nu recouvert d’huile, brillait sous un soleil de plomb. Plus loin, une Asiatique au corps menu, bien que parée d’un voile de soie, ne masquait pas grand chose de son anatomie, sous l’effet à la fois de l’humidité moite qui faisait adhérer le tissu à sa peau et d’une lumière directe qui révélait son entrecuisse à la sortie d’un bain. Plus loin encore, c’était une Indienne dans une position plus impudique encore, parce qu’elle paraissait dérobée par le photographe, qui soulevait son sari pour se livrer à des ablutions intimes…

Mais ma « petite visite » fut interrompue par le bruit de ses pas.

Quand la porte s’ouvrit, je ne pus m’empêcher de sursauter. C’était déjà la deuxième fois que je me sentais prise en faute…

  • — Mes photos vous plaisent ?

Cette fois, je ne savais quoi répondre.

Dans ma tenue « d’hôtesse d’accueil » apprêtée avec soin, je me sentais mal à l’aise. Sans doute qu’il ressentit cette situation puisque ses premiers mots furent pour me rassurer.

  • — Vous êtes parfaite ! Je vois que vous avez le sens de ce qui peut plaire à la clientèle. Vous êtes à la fois tout à fait classe et, en même temps, diablement séduisante dans ce petit tailleur qui met vos formes délicieuses particulièrement en valeur.

Je n’étais pas insensible à toutes ces flatteries qui émanaient de l’homme auquel je n’avais cessé de penser lorsque j’avais choisi soigneusement ces vêtements.

  • — Est-ce que vous avez commencé à rédiger vos lettres ?

Je lui ai répondu que oui, aussi naturellement que si j’avais terminé de taper un rapport de travail.

  • — Rassurez-vous, je ne vous demanderai pas tout de suite de m’en faire la lecture. Il faut au moins que vous ayez le choix entre plusieurs.

Je savais que je m’étais soumise à ces comptes-rendus épistolaires sans savoir encore à quelle occasion tu pourrais toi-même les lire. Mais je ne lui posai pas davantage de questions.

  • — Je vais vous laisser auprès de Muriel et d’Andrew à la boutique pour qu’ils vous accompagnent dans votre première confrontation à la clientèle. Mais je sais, de toute façon, que vous ne me décevrez pas ! Par contre, j’aimerais vous demander pour aujourd’hui une dernière faveur.

Curieusement, je devinai encore une fois que je ne pourrais que lui dire oui, alors que j’ignorais la nature même de sa requête…

  • — Je voudrais que vous me montriez ce que vous cachez sous votre jupe pour savoir si… si vous êtes attentive à ce que je vous ai dit.

Je ne pus m’empêcher de penser alors au tableau de l’Indienne que je venais de voir.

Pour ne rien faire paraître de mon émotion, je décidai de regarder fixement cette photo. Je n’étais plus moi-même, c’était comme s’il venait de s’adresser à une autre que moi. Je m’aperçus pourtant alors, que le plus simplement du monde… c’était bien moi, ta petite femme d’habitude si timide, qui était en train lentement de relever sa jupe de mi-cuisse jusqu’à la taille !

J’étais littéralement sous son emprise et je réalisai que, si telle était sa volonté, il était capable de m’emmener très loin, dans des territoires pour moi aussi inconnus que la plupart de ces destinations qu’il me fallait aider à vendre pour le satisfaire.

Curieusement le temps paraissait suspendu et je n’entendis bientôt plus que le frottement du tissu sur mes bas, sur mes dessous de dentelle et ma peau nue.

Ensuite ce fut le doux bruit de sa respiration lente et profonde alors qu’il s’était placé à genoux sans que je m’en sois rendue-compte. Son visage était proche, au point que je sente la douce caresse de son souffle entre mes cuisses.

Je ne pus réfréner mon envie de baisser les yeux pour découvrir mon patron prostré, comme en prière, qui semblait fasciné par le spectacle de mon intimité parée de minces pièces d’étoffe et de dentelle.

Je ne sais combien de temps tout cela a pu durer, mais comme la veille, un désir irrépressible commençait à me gagner. Ce n’étais plus me serrer entre ses bras qui aurait pu alors me satisfaire… mais qu’il enfouisse sa tête entre mes cuisses et qu’il y fourre sa langue comme un chien gourmand pour y goûter un succulent nectar !

J’avais l’impression que j’allais vaciller sur mes jambes qui se tendaient sous l’effet d’une excitation grandissante, quand il se releva en s’appuyant à mes poignets, pour les abaisser doucement, afin que je rajuste ma jupe.

  • — J’avais envie de voir ce que vous allez cacher aux clients de l’agence alors qu’ils seront si près de vous… et que vous avez peut-être caché à votre mari !

C’est vrai que je n’ai pas voulu, dès aujourd’hui, te mettre dans la confidence des dessous sexy que j’ai décidé de porter. C’est un secret intime, que finalement je n’étais prête à partager qu’avec mon troublant employeur. Je pense que tu ne peux pas comprendre… même si je sais qu’à partir de maintenant, plus je te dissimulerai de choses sur la nature de cette relation nouvelle, plus un fossé irrémédiable risquera de se creuser entre nous…

En même temps ma conscience se libère un peu, à l’idée qu’un jour tu liras ce texte et qu’ainsi ce mensonge trop lourd à porter te sera révélé…

Ton épouse pleine de pensées tendres pour son mari…

mercredi 29 avril

Mon amour,

Tu peux penser que les mots tendres qui ponctuent mes lettres ont quelque chose d’artificiel voire d’un peu sadique. Je peux comprendre qu’ils soient cruels pour toi en ce moment où tant de vérités, sans doute douloureuses, te sont dévoilées ; mais sache que je n’y mets aucune malice… et que c’est même l’absence d’arrière-pensées qui m’interdit de feindre avec toi une artificielle froideur.

Si je t’appelle mon chéri, mon amour, c’est que malgré l’intensité de ce que je vis, malgré tous ces bouleversements et ceux que je suis peut-être amenée à connaître, je sais que tu resteras toujours un être cher auquel je ne pourrai m’empêcher de penser avec la plus grande tendresse. Cet amour qui a duré entre nous plusieurs années, rien ne peut nous le retirer. L’amour naissant que je te décris, autant que je le décris à moi-même, ne fait que succéder au nôtre, sans l’effacer pour autant. Je sais seulement qu’il ne peut y avoir de place dans une vie de femme comme la mienne pour deux hommes aussi importants que vous.

Tu dois te demander comment je peux te comparer à un être que je connais si peu, toi qui m’as tout donné ! Mais c’est précisément là le problème, aucun homme ne peut tout donner à une femme. Il se révèle en moi depuis si peu de temps des désirs, une soif de posséder, de vivre des sensations que tu ne pourras jamais m’offrir. Je ne peux pas t’en faire le reproche, et je me dis que tu feras sans doute une rencontre toi-même avec une femme qui t’offrira d’autres horizons et d’autres sensations… alors tu comprendras peut-être ce que je suis en train de vivre !

Bien sûr, tu dois penser que c’est facile pour moi de te dire cela aujourd’hui, moi qui partage ma vie entre deux hommes que j’aime. Ce que je peux admettre, c’est que t’écrire ces lettres c’est aussi pour moi la possibilité de rester avec toi à chaque instant où je suis avec lui, puisque je sais que j’aurai à t’en rendre compte…

Ta chérie qui t’aime tendrement.

jeudi 30 avril

Mon doux chéri,

Excuse-moi ! Excuse-moi d’être si directe et si crue dans les descriptions que je vais te faire. Mais je suis tenue au compte rendu le plus sincère et je souhaite trahir le moins possible la vérité, à l’égard de lui, mais aussi de toi…

Je savais qu’en arrivant ce matin, il allait se passer quelque chose de plus sérieux et je ne me suis pas trompée. Pourtant tout avait commencé au contraire d’une façon banale. Michel était venu me voir, toujours avec ce regard « baladeur » et peut-être un peu inquisiteur, mais comme les autres jours, il semblait satisfait de ma tenue. Je ne souhaite pas m’attarder la dessus si ce n’est pour te dire que j’assume de plus en plus le fait de m’apprêter le matin dans le but premier de le séduire et de séduire, selon sa volonté, les clients de l’agence…

Ensuite, je ne l’ai pas revu de la matinée, mais l’activité était assez soutenue ce matin et je n’en n’ai pas trop souffert.

Je me souviens particulièrement d’un couple de jeunes mariés dont l’époux semblait plus attentif à la profondeur de mon décolleté qu’aux propositions de voyages que je leur présentais. Visiblement il aurait aimé découvrir autre chose que des contrées lointaines.

Alors que je ne voyais jamais Michel le midi, il s’est proposé de m’emmener au resto.

C’était un lieu fréquenté essentiellement par de jeunes cadres « actifs » du quartier de l’Opéra où se trouve notre agence. Il était visiblement fier de me faire passer pour sa maîtresse ! D’un certain côté avec ce qui s’était passé entre nous, je savais bien que notre relation, malgré la quasi absence de contact direct, avait déjà quelque chose de puissamment charnel !

En marchant dans la rue à ses côtés, je constatai pour la première fois qu’il n’était pas très grand. Bien sûr je portais des talons assez hauts, mais il arrivait tout juste à ma hauteur.

En nous regardant tous les deux alors qu’il venait de glisser sa main, un peu boudinée et toujours moite dans la mienne, comme si nous étions de jeunes amoureux, je ne pus m’empêcher de penser au contraste que nous formions aux yeux des passants qui nous croisaient sur le trottoir…

Lorsque je suis à tes côtés en public, j’ai l’impression parfois que nous offrons l’image d’un couple « équilibré » qui attire l’attention, un peu comme ceux qu’on voit dans les publicités. Nous sommes tous les deux grands et sveltes et je sais par expérience que tu as comme moi cette faculté de séduire d’emblée sans trop d’effort. Avec lui c’était différent. Je me rends compte que les regards plus encore qu’à tes côtés étaient focalisés sur moi.

Il faut dire que j’étais habillée de façon sexy et presque provocante avec ma jupe courte et fendue qui dévoilait mes cuisses. Mais cela était dû aussi à l’effet de contraste de mon « amoureux » à la démarche sans élégance, les pieds légèrement écartés, qui trahissait un côté trop sûr de lui, accentué par le fait qu’il portait une chemise largement ouverte. Sur son torse parsemé de poils bruns reposait une lourde chaîne d’argent. La grosse chevalière qu’il avait à son doigt ainsi qu’un bracelet assorti à sa chaîne accentuait son aspect clinquant, un peu superficiel.

Il n’a rien des hommes qui m’ont jusqu’ici attirée, et peut-être bien que dans un autre contexte, je l’aurais trouvé ridicule. Mais aujourd’hui je suis à ses côtés, il me tient la main et je me sens bien !

Ces regards qui sont plus encore focalisés sur moi en ces moments où je suis avec lui, finalement, ne sont pas pour me déplaire. Il n’a ni ton élégance, ni ta beauté, mais peut-être que c’est cela qui me rassure.

Avec lui, je ne me sens pas en compétition et les quelques coups d’œil sarcastiques que je devine, qui laisseraient penser que je suis auprès de lui pour l’argent, me laissent indifférente. Et puis tu sais que ce n’est pas vrai ; qu’avec toi, je n’ai jamais manqué de rien, et si mon nouveau compagnon montre davantage « qu’il a du fric », il n’a probablement pas plus d’argent que toi… Bien sûr, il est « à l’aise » et cela a de l’importance pour moi et il faut avouer que cette aisance se traduit aussi par un comportement plus ostentatoire dans sa générosité pour moi.

Plus j’y pense et plus j’ai des raisons de penser que tu détesterais faire sa connaissance. Que tu détesterais tout ce qu’il représente… De toute façon je ne souhaite pas votre rencontre et puis je doute qu’elle se réalise un jour.

Je pense que notre personnalité est souvent faite de contradictions et que bien des souffrances résultent de ces confrontations subies entre deux désirs opposés. Je suis bien avec lui, je suis bien avec toi, mais être à vos côtés, indépendamment de la torture de devoir penser à ce que chacun penserait de l’autre, c’est aussi mettre en relation deux parts contradictoires de ma véritable identité et me mettre ainsi en face de mes propres lâchetés !

Je préfère vivre ces relations en parallèle sans avoir la certitude encore de celle qui prendra le pas sur l’autre.

Pour revenir au déroulement de cette journée qui marque un tournant dans ma relation avec lui, nous nous sommes donc retrouvés au restaurant, pour la première fois longuement, l’un en face de l’autre.

Il m’a posé beaucoup de questions sur toi. Je ne lui ai rien caché de l’attachement que j’avais encore à ton égard et il en paraissait ravi ! Il l’était plus encore de constater, lorsqu’il a pris mes mains dans les siennes, que je ne me dérobai pas.

Il ne savait pas combien j’attendais cet instant d’un contact prolongé avec lui, combien je me sentais heureuse de pouvoir plonger mon regard dans le sien tout en buvant ses paroles si flatteuses.

  • — Vous ne pouvez pas savoir ce que cela représente pour moi, de partager ce précieux moment auprès d’une femme aussi belle que vous. Au risque de vous choquer, dès que je vous ai vue, je vous ai imaginée d’une façon précise… entièrement nue devant moi ! Comme si vous étiez l’apparition de la femme parfaite que j’ai toujours espéré rencontrer. J’avais l’impression de lire en vous un désir irrépressible que j’avais jusqu’ici gardé enfoui en moi. J’ai connu, je dois l’avouer, beaucoup de femmes, mais en vous voyant debout si proche, j’avais comme la révélation pour la première fois de percevoir ce qu’est vraiment la féminité.

Bien sûr, au fond, j’ai pensé que ce discours, il l’avait tenu avec bien d’autres femmes et je devine ta conviction à se sujet. Mais j’avais terriblement envie de le croire ! Comme la chaleur de ses mains, c’était une chaleur si douce qui m’enveloppait toute entière,jusqu’au bout de mes pieds. J’ai ressenti alors un léger picotement délicieusement sensuel qui bientôt fut perceptible à la pointe de mes seins.

Je sais que tu dois penser que je suis folle, que je te raconte là des histoires de midinettes. C’est peut-être vrai. Je crois que je suis folle de lui !

Tout doucement, il m’a demandé de me déchausser, pour moi aussi lui offrir la jouissance d’une « douce chaleur », celle du plat de mes pieds gainés de soie, caressant les siens.

Nous sommes restés longtemps comme cela après le dessert, pour en savourer un plus succulent encore, celui de ce plaisir tactile, sensuel, éminemment sexuel aussi, comme si malgré la table qui nous séparait, nous ne formions qu’un, dans l’entrelacement de nos mains, les caresses de nos pieds presque nus…

Comme la veille, j’étais soudainement possédée d’un désir terriblement violent et irrationnel. Un instant j’eus la vision exquise de cet homme se jetant sur moi pour m’arracher mes vêtements et me pénétrer à même le sol. Ce qui me tira de ma rêverie, c’est le regard de concupiscence avide qu’il porta clairement sur moi comme s’il était au même instant animé des mêmes intentions.

Je ressentis dans tout mon être ce qu’il m’avait dit tout à l’heure. C’était comme si j’étais vraiment nue devant lui ! Il semblait deviner avec une telle ardeur ce que dissimulaient mes vêtements que je me sentis plus impudique encore, ici au milieu de ce restaurant, que si je m’étais retrouvée dans le plus simple appareil dans un lieu plus intime.

  • — J’ai envie que nous partions d’ici !… Voulez-vous revenir dans mon bureau ?

Cette phrase suscita chez moi un sourire involontaire lié au souvenir des douces paroles, pas si lointaines, où il me conviait pour la première fois à pénétrer dans son lieu de travail.

En revenant dans la rue, main dans la main, j’aurais voulu encore ignorer la présence des passants pour le voir réaliser un désir fou : qu’il vienne glisser ses doigts chauds et humides sous ma petite culotte, qui l’était bien davantage !

Quelques instants plus tard, c’est précisément dans son bureau que nous nous retrouvions et que je me dis qu’enfin il allait faire cesser mon supplice. Mais au lieu de se jeter sur moi, il me demanda à nouveau de m’asseoir et s’installa dans son fauteuil !

Je me trouvais démunie. Je ne savais ce qu’il attendait ! J’avais tellement à lui offrir.

Au bout d’un instant qui me paru interminable, il fit glisser son siège vers le mien pour se retrouver assis face à moi. Il se baissa alors et pris délicatement ma cheville droite pour la relever avec la même attention que celle que l’on porterait à cueillir une fleur fragile. À vrai dire, je ne me sentais plus du tout forte à ce moment là, et je me serais bien laissée cueillir toute entière.

Pour l’instant il ne semblait convoiter que l’extrémité de ma jambe. Il se mit à me masser délicieusement la cheville, remontant doucement jusqu’au mollet et au pli du genou mais, alors que je pensais qu’il allait pousser son investigation plus loin vers un territoire qui ne demandait qu’à être exploré, il redescendit à ma cheville pour la libérer de la fine lanière qui la couvrait ! Il fit glisser ensuite ma chaussure qui tomba doucement en un bruit feutré sur la moquette et se mit alors à me masser la voûte du pied, procurant chez moi une sensation à la puissance érotique des plus exquises !

D’un côté, j’aurais souhaité que ce moment dure une éternité, et en même temps je voulais qu’il me pénètre. Je me surprenais alors à imaginer son sexe et c’est le moment qu’il choisit pour me mettre en contact avec lui.

Il approcha un peu plus son siège et souleva encore mon pied pour le faire glisser entre ses grosses cuisses qu’il venait légèrement d’écarter. Je ressentis alors à travers le tissu de son pantalon son membre en érection, à la fermeté pour moi véritablement flatteuse.

J’avoue que cette sensation de pouvoir sentir sa verge sous mon pied était des plus agréables et que ce contact électrisait tout le bas de mon corps, lorsque je fis glisser, dans un mouvement régulier, mes orteils le long de sa braguette. Bien sûr, le relief que je découvris ainsi, et que j’imaginai venir bientôt en moi, n’était pas d’un volume spectaculaire ! Son sexe paraissait plus court que le tien, mais aussi plus massif, à l’image du reste de sa corpulence.

Sans même m’en rendre compte, j’étais bien en train de le branler ! En vérité, c’est l’étreinte de plus en plus forte de sa main sur ma cheville, pour accompagner et accélérer le mouvement de ma jambe, qui me fit m’en rendre compte.

C’est alors que je pris l’initiative de me libérer de sa main pour ôter ma seconde chaussure et venir blottir, bien au chaud, mes deux pieds contre son sexe. J’osai ainsi avec une certaine témérité soutenir son regard sans bouger, comme si soudainement je me sentis la force de prendre la direction des opérations. J’écartai légèrement les cuisses pour lui offrir, comme la veille, mais de façon plus avantageuse, une vue sur ma petite culotte.

Je saisis l’occasion, tant j’étais parvenue à capter son regard à la naissance de mes cuisses, pour reprendre un massage lascif de sa verge bandée, en faisant cette fois coulisser l’intérieur de mes pieds. Dans le silence feutré de la pièce, le crissement de mes bas contre son pantalon ne faisait qu’attiser l’atmosphère puissamment érotique qui se dégageait de notre petit jeu, plus du tout innocent.

Pourtant, au moment où j’écris ces lignes, je ne me suis pas encore donnée physiquement à lui. Je veux dire que nous n’avons pas fait totalement l’amour. Il s’en est presque excusé. En fait, c’est lui qui a très vite repris le contrôle, en me demandant seulement de le branler ainsi jusqu’à la jouissance !

Il a voulu me rassurer en m’affirmant qu’il n’était pas fétichiste, qu’il souhaitait faire durer le plaisir ! Il m’a juste demandé de te faire l’amour ce soir-là de la façon la plus débridée en pensant très fort à lui, et d’en rendre compte dans ma prochaine lettre.

Mon cœur, je te quitte… pour savoir que je vais te retrouver tout à l’heure afin que tu me fasses l’amour comme je l’adore. À ce moment, je ne t’ai pas encore fait totalement cocu, mais je pense que dans cette nuit où je vais te laisser savourer particulièrement le contact de mon corps, je vais franchir un pas de plus, car c’est à lui que je penserai…

Mille baisers.

A suivre !

Brigitte

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